Niger: des actions communes régionales pour lutter contre Boko Haram

Des décombres d'habitations dans la ville de Bama, au nord-est du Nigeria, après une attaque de Boko Haram en février 2014.
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Un sommet régional de chefs d'Etat africains pour lutter contre Boko Haram s’est achevé, ce mardi 7 octobre, à Niamey. Il réunissait, autour du président nigérien Mahamadou Issoufou, les présidents du Nigeria, du Tchad et du Bénin. Le Cameroun était représenté par son ministre de la Défense. Les participants se sont mis d'accord sur un certain nombre de mesures pour renforcer la sécurité dans la région du lac Tchad et pour une meilleure coordination des efforts.

C’est par un communiqué final que la réunion extraordinaire des chefs d’Etat a pris fin à Niamey. Devant les massacres des populations par les éléments de Boko Haram, les chefs d’Etat réunis à Niamey ont décidé de combattre, par tous les moyens, Boko Haram et ses démembrements.

Une stratégie de lutte commune des états-majors des différents pays du bassin du lac Tchad a déjà été élaborée. Tout sera fin prêt avant le 20 novembre prochain, à savoir la coordination des forces mixtes et la finalisation des contingents.

Les chefs d'Etat – qui ont constaté avec regret la terreur que font régner les éléments de Boko Haram sur les populations civiles – ont décidé de mutualiser leurs actions.

Pour le président du Tchad, Idriss Déby, rien ne sera plus comme avant. « La situation est grave. Boko Haram a pignon sur rue dans le lit du lac Tchad », a-t-il déclaré.

Le sommet des chefs d’Etat appelle à une large coalition internationale pour combattre Boko Haram et déjà le Bénin – qui se sent solidaire des autres pays menacés – a décidé de placer un bataillon de soldats à sa frontière avec le Nigeria voisin.

Pour le président béninois Boni Yayi, le Bénin n’est pas à l’abri, « il peut être attaqué à tout moment face à cette guerre asymétrique que nous imposent les éléments de Boko Haram. Le Bénin est concerné », a-t-il souligné.

Le conflit de Boko Haram et les forces de sécurité nigérianes a fait plus de 10 000 morts et 700 000 déplacés en cinq ans.