Une trentaine d'otages chinois et camerounais libérés par Boko Haram

Des militaires camerounais de la force d'intervention anti-Boko Haram, le 17 juillet dernier, dans le nord du Cameroun.
© AFP PHOTO / REINNIER KAZE

Vingt-sept otages de la secte Boko Haram ont recouvré la liberté, après plus de deux mois de captivité. Ils ont été remis au gouvernement camerounais dans la nuit de vendredi à samedi 11 octobre. Parmi eux : dix ouvriers chinois et l'épouse du vice-Premier ministre camerounais Amadou Ali.

Comme souvent dans pareille opération, c’est le secrétaire général de la présidence de la République qui est allé chercher les otages dans la ville de Maroua. Il s’agit en l’occurrence de 10 ouvriers chinois et de 17 Camerounais, dont l’épouse du vice-Premier ministre Amadou Ali, enlevée lors d’une attaque armée le 27 juillet dernier dans la localité de Kolofata.

Joint par RFI, le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, affirme que « tous les otages son sains et saufs. Ces libérations se sont déroulées avec tous les moyens de la nation pour arriver à ce dénouement heureux. »

Selon des sources policières à Maroua, la remise des otages au gouvernement camerounais a eu lieu à un poste frontalier de l’Etat du Borno, du côté du Nigeria, et le département du Mayo-Sava, au Cameroun.

Il y a-t-il eu des négociations ?

Libres et en sécurité, les 27 ex-otages sont arrivés ce samedi dans la journée à Yaoundé. Sur les conditions de leur libération, quelques indiscrétions laissent échapper un éventuel échange de prisonniers.

Le gouvernement était-il en contact avec les membres de la secte Boko Haram pour des négociations ? Le ministre de la Communication reste évasif : « A quoi bon répondre à cette question dès lors que l'objectif est atteint ? »

Y a-t-il eu par ailleurs paiement de rançon  ? Le ministre de la Communication répond : « Je n'ai aucun commentaire à faire dès lors que tous les moyens ont été mis à contribution pour obtenir la libération de tous les otages. »

La question restera probablement de l'ordre du mystère, si l’on en juge par les dénégations régulières de Yaoundé sur le même sujet, lors des précédentes libérations d’otages.