Republier
Côte d'Ivoire

Présidentielle ivoirienne: division toujours plus profonde au PDCI

Henri Konan Bédié, 79 ans, à la tête du PDCI, soutient la candidature d'Alassane Ouattara en 2015.
© AFP / Sia KAMBOU

Les divisions se multiplient au sein du PDCI, l'ancien parti unique, suite à « l'appel de Daoukro », ce discours prononcé par Henri Konan Bédié, le président du PDCI, il y a quelques semaines. Il a déclaré soutenir la candidature d'Alassane Ouattara pour l'élection présidentielle prévue en octobre 2015 dans le cadre d'une alliance avec le parti de l'actuel président ivoirien. Cette déclaration déclenche de plus en plus de critiques. Dimanche, les exploitants agricoles membres du parti ont même désigné leur candidat.

Après le désaveu de plusieurs membres du bureau politique du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), ce sont les planteurs du parti qui s'insurgent contre ce qu'ils considèrent comme une décision unilatérale d'Henri Konan Bédié. Une prise de position qui a son importance pour ce parti profondément ancré dans le monde agricole.

Monsieur Bilé Bilé, le président de la coordination nationale des planteurs PDCI, rappelle que lors du congrès en octobre 2013, il avait été décidé d'organisation une convention pour la désignation d'un membre actif du PDCI comme candidat à la présidentielle.

« Nous sommes régis par des textes, au PDCI. Le président Bédié devra attendre la convention, pour pouvoir convaincre les secrétaires généraux, le bureau politique et tous ceux qui sont membres du PDCI. Il ne peut pas prendre une décision en dehors des statuts et règlements du parti ! Monsieur Bédié n'est ni au-dessus du parti, ni le président du parti ! Donc nous irons à la convention, et la convention décidera. »

Essy Amara voulu comme candidat à la présidentielle

Les planteurs proposent déjà l'ancien ministre des Affaires étrangères Essy Amara. « C’est le seul qui peut réconcilier les Ivoiriens ! Parce qu’il a appris beaucoup auprès de M. Houphouët-Boigny ! Il a mené beaucoup de missions difficiles : en Palestine, en Afrique du Sud, l’apartheid. Donc, c’est quelqu’un qui a la capacité de pouvoir réconcilier les Ivoiriens. »

Le nom d'Essy Amara circule dans de nombreux cercles du parti en désaccord avec Henri Konan Bedié depuis plusieurs semaines. Le diplomate, actuellement à l'étranger, ne s'est pas encore prononcé publiquement sur cette question.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.