RDC: les Bakata Katanga ne désarment pas

Des personnes déplacées par les violences au Katanga, en RDC.
© DR / Refugees International

Après la neutralisation du quartier général de Gédéon, chef de guerre parmi les plus redoutés du Katanga, les Bakata Katanga font à nouveau parler d'eux. Ils viennent d'investir Kyona Nzini, dans le territoire de Pweto. Les affrontements avec l'armée auraient fait sept morts dans les rangs des FARDC, selon des sources indépendantes. L'armée gouvernementale parle d'un mort. On compte des milliers de déplacés, parmi lesquels 3 000 sont arrivés à Dikulushi, dans le territoire de Pweto.

Les 5 et 6 octobre, les Maï-Maï Bakata Katanga avaient investi Kyona Nzini, une localité du territoire de Pweto. Au moins 60 habitations ont été incendiées et toute la population de cette contrée s’est déplacée. Certains habitants se sont enfuis dans la brousse. D’autres, environ 3 000, ont trouvé refuge dans le voisinage à Dikulushi. Quatre jours et quatre nuits de marche ont été nécessaires pour atteindre cette destination. Là, ils sont logés dans une école. 

Exténués, la plupart de ces déplacés font face à de nombreuses difficultés.L’insécurité est également signalée aux alentours, selon le président de la société civile sur place, qui appelle à une aide d’urgence en faveur des déplacés. Cette situation intervient quelques jours après l’occupation à Kibawa, du quartier général de Gédéon Kyungu Mutanga, l’un des chefs de guerre les plus redoutés du Katanga.