Mali: l’audit sur l’avion présidentiel fait toujours polémique

Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien, le 5 novembre 2013 à Bamako.
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L’audit sur l’achat de l’avion présidentiel au Mali et d’équipements militaires fait toujours des vagues. Les différents rapports d’enquêtes produits parlent de surfacturations d’environ 40 milliards de francs CFA. Lundi 13 octobre à Bamako, deux associations de la société civile malienne se sont levées pour demander la fin de l’impunité.

Près de 40 milliards de francs CFA de surfacturations décelés sur des achats d’équipements militaires et la colère gronde au Mali. L’homme de la rue, la presse, les membres de la société civile, réclament justice.

« Il y a eu magouille, il y en a eu beaucoup. C’est pourquoi nous avons demandé la démission de deux ministres. Que tout ce qui, de loin ou de près, sera relevé par la suite de leur rapport soit transmis à la justice, et que les sanctions s’ensuivent pour que plus jamais la République ne puisse être au-dessus de tous », exige Mohamed Youssouf Bathily du Collectif pour la défense de la République.

« Il faut la justice, et des peines pour les coupables, mais il faut aller loin », estime de son côté Traoré Coumba, présidente de l’Initiative de changement au Mali et en Afrique, un observatoire de bonne gouvernance. « Présentement, dans ce cas, ça ne va pas suffire, parce que nos pays sont des pays pauvres, nous voulons réparation, que l’argent volé soit remis à sa place ! [...] On veut aussi réparer l’image de ce pays, on voudrait que ça soit fait », a-t-elle affirmé.

Sur ce dossier, la réaction du président malien Ibrahim Boubacar Keïta est fortement attendue.