RCA: sur la corruption, le Premier ministre Kamoun attendu au tournant

Le Premier ministre centrafricain Mahmat Kamoun à Bangui, le 11 août 2014.
© AFP PHOTO / PACOME PABANDJI

Bangui a connu une journée agitée mercredi 15 octobre. Quatre casques bleus ont été blessés et des violences ont agité la capitale centrafricaine dans plusieurs quartiers. L’évolution de la situation dépendra du Premier ministre Mahamat Kamoun - fortement invité par le Conseil national de transition à s’exprimer sur la controverse des fonds angolais - et des concertations de la présidente Catherine Samba-Panza avec les forces vives.

La journée du mercredi 15 octobre a été plus que mouvementée à Bangui. Des violences ont agité la capitale centrafricaine dans plusieurs quartiers. Une patrouille de la Minusca a été prise à partie dans le quartier de Combattant par des anti-balaka, et quatre casques bleus ont été blessés.

Dans le même temps, le Premier ministre Mahamat Kamoun a été interpellé par les membres du Parlement de transition sur la situation sécuritaire et sur les 2,5 millions de dollars des fonds angolais qui font polémique.

Pendant plus de cinq heures, le chef du gouvernement a été pilonné par les questions des membres du Conseil national de transition (CNT). « Plutôt des reproches qui portaient sur le non-respect de la procédure, puisque cet argent n'est pas passé par le Trésor, et sur son utilisation », raconte un de ses proches.

Les anti-balaka ont suspendu leur participation au gouvernement de transition

Plusieurs dizaines de conseillers ont ainsi évoqué ce dossier, et beaucoup ont exigé une commission d'enquête parlementaire pour examiner de près les réponses et éventuellement les documents que le Premier ministre doit fournir ce jeudi 16 octobre au matin dans l'hémicycle du CNT.

Pendant ce temps, la présidente Catherine Samba-Panza poursuivait ses concertations avec les forces vives. Après avoir reçu des représentants de la Seleka, elle a attendu les anti-balaka. Mais ceux-ci ont refusé de se déplacer, estimant que la présidente ne respectait pas ses engagements. La coordination anti-balaka a même suspendu, provisoirement pour le moment, la participation des ses ministres au gouvernement de transition, en attendant les réponses du Premier ministre Kamoun.

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