RDC: attaque meurtrière à Beni dans le Nord-Kivu

A Beni, au Nord-Kivu, la situation sécuritaire reste un sujet de préoccupation.
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Une nouvelle attaque a été signalée dans le nord-est de la RDC où la sécurité s’est largement dégradée depuis deux semaines. Cette fois, c’est la ville de Beni, chef-lieu de la zone, qui a été touchée. Au moins 26 personnes ont été tuées et 9 sont grièvement blessées, selon l’armée.

Selon le récit des rescapés et de la société civile présente sur place, l’attaque a eu lieu mercredi soir vers 20 heures dans un quartier situé à 8 kilomètres du centre-ville de Beni, sur la route de l’aéroport. Un groupe armé d’une vingtaine de personnes aurait commencé à aller de maison en maison pour piller et tuer les civils sur leur passage. Les victimes ont pour la plupart été tuées par balles, à coups de machettes et pour certaines égorgées, selon la société civile.

La police et l’armée congolaises sont intervenues, mais visiblement les assaillants sont parvenus à fuir et à continuer leur attaque 7 kilomètres plus loin dans la forêt, dans un autre quartier. Cette fois-ci, quatorze personnes ont trouvé la mort. Au final, le bilan est particulièrement lourd. Au total, vingt-six civils au moins ont été tués. Le maire de Beni a décrété une journée de deuil dans la ville.

Qui sont les auteurs de cette tuerie ? Pour la société civile, pas de doute, vu les méthodes et le fait que beaucoup d’entre eux parlaient les langues utilisées en Ouganda, il s’agirait des rebelles ougandais ADF-NALU qui opèrent dans la région. Mais d’autres sources s’interrogent et demandent une enquête indépendante : à l’endroit de l’attaque, il y a tout de même trois postes de contrôle de l’armée congolaise, à l’entrée, à la sortie et sur une colline du quartier.

L’armée congolaise n’a pas encore confirmé l’identité des assaillants. Seule certitude donc ce jeudi matin, la sécurité s’est très largement dégradée dans cette zone pourtant officiellement contrôlée par l’armée avec, en quinze jours, plus de 50 civils tués.