RDC: des questions autour de la santé d'Etienne Tshisekedi

L’opposant congolais Etienne Tshisekedi.
© AFP PHOTO/GWENN DUBOURTHOUMIEU

Les interrogations demeurent autour de l’état de santé d’Etienne Tshisekedi. Cela fait deux mois, ce jeudi, que l’opposant congolais est à Bruxelles. Le président de l’UDPS avait quitté Kinshasa en urgence le 16 août à bord d’un avion médicalisé. Et depuis, peu de nouvelles ont filtré. Selon sa famille, il va mieux et aurait seulement de petits problèmes de tension. Mais la rencontre entre l’opposant et la diaspora congolaise annoncée pour la fin du mois de septembre n’a pas eu lieu.

Selon son fils Félix, Etienne Tshisekedi est « de nouveau opérationnel » même s’il a encore besoin de repos, et continue de recevoir « des soins de routine » à domicile. Pourtant, depuis l’arrivée de l’opposant à Bruxelles, à l’exception du cercle des intimes, rares sont ceux qui ont eu accès à lui.

Pas même Pierre Mbuyi, le représentant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) pour le Benelux. « On nous dit qu’il est chez lui. Mais est-ce vrai ou non ? On ne sait pas. C’est l’omerta », déplore-t-il. Et d’ajouter : « On ne peut pas vivre comme si on était dans une secte religieuse ». Ce cadre de l’UDPS dit même avoir écrit au fils aîné d’Etienne Tshisekedi en début de semaine pour réclamer des informations sur son état de santé. Albert Moleka est plus affirmatif. Selon, cet ancien directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi, tombé en disgrâce en mai dernier, l’opposant est en fait « hospitalisé dans une clinique bruxelloise ».

Alors, à quand le retour annoncé d’Etienne Tshisekedi en politique ? Son fils Félix évoque une possible apparition publique dès le mois de novembre. D’autres, un retour à Kinshasa en 2015, pour préparer le congrès du parti. « Il n’y a pas d’urgence », estime un des cadres de l’UDPS. Pourtant, en plein débat sur une possible réforme de la Constitution, certains au sein de la diaspora s’impatientent : « Il a pris le temps de se rétablir, aujourd’hui, plus question d’attendre. Nous avons besoin de ses orientations », explique un militant.

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