Mali: opération de l'armée française à Kidal

Hommage au soldat sénégalais tué dans le camp de la Minusma début octobre. En 2013, deux soldats sénégalais de la Munisma avaient déjà trouvé la mort à Kidal, dans le nord du Mali.
© AFP PHOTO / SEYLLOU

Il y a dix jours, le camp de la Minusma était la cible de tirs d'obus par les jihadistes. Un soldat sénégalais avait été tué et deux autres blessés. Depuis, la force française Barkhane a renforcé son dispositif pour sécuriser la zone, en envoyant notamment des hélicoptères et en enquêtant sur cette attaque. Vendredi soir, une opération a été lancée en ville.

Le général Palasset, le chef de l'opération Barkhane est catégorique. Dans un entretien accordé au journal Le Monde, il affirme que cette opération a permis d'arrêter les commanditaires, trois personnes, de l'attaque du camp de la Minusma.

Selon nos informations, vendredi en début d'après-midi, un habitant de longue date de la ville, originaire de Tombouctou a été interpellé dans le camp des Nations unies. Cet individu, électricien, qui travaille en indépendant pour l'ONU, entretient notamment les groupes électrogènes. Interrogé discrètement, -sa femme n'a été prévenue qu'en toute fin de journée- il a été ensuite évacué vers Gao dès vendredi soir vers 22 heures. Dans sa maison située dans le quartier d'Etanbar, les soldats français auraient trouvé de l'argent et des caisses de grenades.

L'armée a également perquisitionné la maison d'un jeune homme du quartier Aliou. C'est à cet endroit que d'importantes quantités de munitions et des armes lourdes auraient été découvertes. Le troisième homme aurait lui été arrêté dans la zone d'Aguelok. Les trois personnes interpellées, qui seront remises aux autorités maliennes indique l'armée française, feraient toutes partie du HCUA, l'un des groupes armés qui participent en ce moment aux négociations à Alger.

Cette opération menée vendredi à Kidal ciblait les commanditaires d’une attaque terroriste déclenchée il y a dix jours […]. Nous avons saisi une très importante quantité d’armement…
Le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'armée française, revient sur ces arrestations
19-10-2014 - Par Guillaume Thibault