Le début du procès de Simone Gbagbo attendu d’ici deux semaines

L'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo.
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La semaine dernière, les autorités ivoiriennes avaient avancé la date du mercredi 22 octobre pour le début du procès de Simone Gbagbo et 82 coaccusés de l'ancien régime pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Mais l'un des avocats du collectif qui défend les accusés pro-Gbagbo a déclaré à l'AFP, lundi, que ce procès ne pourrait pas démarrer avant une quinzaine de jours à cause de retards dans la procédure.

Les procédures ont commencé la semaine dernière. Jeudi 16 octobre et ce lundi 20 octobre, les 39 accusés détenus à la maison d'arrêt d'Abidjan sont passés en audience d'interrogatoire pour vérifier leur identité. Ce mardi, c'est au tour des accusés en liberté provisoire comme Pascal Affi Nguessan, le président du FPI, ou l'ancien Premier ministre Gilbert Marie Aké Ngbo. Suivront ensuite les accusés emprisonnés à l'intérieur du pays, comme l'ancienne première dame, Simone Gbagbo.

Manque flagrant de moyens

Après ces formalités, un délai de deux semaines est probable pour que les avocats s'imprègnent des dossiers. Ainsi, ce mercredi 22 octobre marquera plutôt le début solennel de ces assises, avec la prestation de serment des neuf jurés (dont trois suppléants). Aucune date de comparution des accusés n'est aujourd'hui disponible : un manque de communication qui s'explique par le contexte politique tendu d'abord, mais aussi par la lenteur administrative.

Au Palais de justice, ils ne sont qu'une poignée à maîtriser l'organisation d'assises, interrompues pendant les treize dernières années. Les personnels de justice manquent de tout, souvent ils n'ont même pas de papier pour photocopier les actes. Délicat dans ces conditions d'organiser un procès qui sera scruté par la presse et les observateurs internationaux.