RCA: Catherine Samba-Panza attendue devant le CNT

Discours de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, aux membres du Conseil national de la transition, à Bangui, le 6 mai 2014.
© AFP / ISSOUF SANOGO

Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l'insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l'affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l'état de la nation.

Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un « vice de procédure ».

De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n'a jamais été si impopulaire. Elle doit s'exprimer, mercredi, sur l'état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.

Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Seleka. Cependant, toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.

Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait - dans un premier temps - le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié. 

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