La fin du procès Pistorius divise l'Afrique du Sud

L'athlète Oscar Pïstorius, escorté par la police à la sortie du tribunal, juste après sa condamnation à 5 ans de prison pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp en 2013.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

Jusqu’à son épilogue, le procès Pistorius aura divisé les Sud-Africains. Le sportif a été condamné mardi 21 octobre à cinq ans d’emprisonnement pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp en 2013 et à trois ans de prison avec sursis pour avoir tiré dans un restaurant fréquenté de Johannesburg quelques semaines avant le drame. La lecture du jugement mi-septembre avait déjà divisé l’opinion. L’annonce de la sentence a également soulevé de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Même si la peine a été jugée équilibrée par plusieurs juristes sud-africains, des voix plus critiques se sont rapidement fait entendre.

Une simple peine avec sursis pour avoir tiré dans un lieu public, c’est insuffisant, selon l’Association « Gun Free SA ». Pour ce groupe qui milite contre le port d’armes en Afrique du Sud, le message n’est pas assez fort pour les détenteurs d’armes qui mettent tous les jours la vie d’autrui en danger.

Mais la plupart des réactions portent évidemment sur la peine de prison ferme pour homicide involontaire. La Brigade des femmes de l’Inkatha Freedom Party souhaite qu’Oscar Pistorius purge sa peine de prison jusqu’au bout et qu’il ne bénéficie pas de liberté conditionnelle.

De son côté, la Ligue des Femmes de l’ANC a fait part de sa tristesse. « Nous sommes déçues qu’Oscar Pistorius n’ait pas été condamné pour meurtre », ont déclaré ses membres. « Lorsqu’il sortira de prison, probablement dans dix-huit mois, Reeva sera elle, toujours absente », ont-elles regretté.

La Ligue des Femmes demande même au parquet de faire appel de la sentence dans les deux semaines imparties.