Ebola: Ban Ki-moon se prononce contre les mesures de quarantaine

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon est au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba pour parler de l’épidémie d’Ebola, le 28 octobre 2014.
© AFP PHOTO / Zacharias Abubeker

Le secrétaire général de l’ONU est en visite à Addis Abeba. Hier, mardi, Ban Ki-moon s’est entretenu avec la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, à propos de l’épidémie d’Ebola, qui a déjà tué plus de 5 000 personnes sur le continent. Et il a martelé son opposition aux mesures de mises en quarantaine qui ne feraient que stigmatiser les professionnels de santé travaillant auprès des malades.

De nombreux bailleurs de fonds internationaux accompagnent Ban Ki-moon à Addis Abeba. Car le secrétaire général des Nations unies l’a répété : l’épidémie d’Ebola est un problème mondial et la réponse doit être concertée sans céder à la panique. Ainsi, le secrétaire général des Nations unies a critiqué ceux qui étaient tentés de se replier sur eux-mêmes ou de stigmatiser les personnes qui se retrouvent au contact des malades.

« Certains pays ont imposé des interdictions de voyager ou ont fermé leurs frontières. Mais ces mesures ne font que pénaliser les pays affectés et gênent nos efforts. Je critique aussi fermement les mises en quarantaine qui ne sont justifiées par aucune preuve scientifique. C’est un obstacle supplémentaire et cela freine l’engagement si fort de tant de personnels de santé qu’ils veulent vraiment aller aider les gens sur le terrain », a déclaré Ban Ki-moon.

Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente de la Commission de l’Union africaine, a en effet souvent noté que la réponse à l’épidémie manquait surtout de moyens humains, davantage que logistiques ou financiers. Mais les pays africains commencent enfin à se mobiliser et de plus en plus de professionnels de santé devraient arriver dans les prochaines semaines en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.