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Rwanda

Affaire Habyarimana: réouverture de l'instruction en France

Sur la gauche, le juge Marc Trévidic en pleine enquête, en septembre 2010 au Rwanda.
© AFP PHOTO/STEVE TERRILL

C'est une information RFI, les juges français Marc Trévidic et Nathalie Poux rouvrent l'instruction dans l'affaire de l'attentat contre l'avion du président Habyarimana le 6 avril 1994. Eux qui avaient clôturé cette enquête il y a tout juste trois mois. Une réouverture de l'instruction qui a surpris les parties civiles. Il y aurait un ou plusieurs éléments nouveaux dans l'affaire. 

Du côté du parquet français, on précise que l'instruction reprend, car les juges d'instruction ont besoin de poser de nouveaux actes judiciaires. Sans en expliquer la teneur. Depuis la clôture de l'instruction, les parties dans ce dossier avaient justement trois mois pour demander des actes complémentaires. Mais aucun des avocats interrogés par RFI, que ce soit du côté des parties civiles ou des accusés, ne reconnaît avoir fait une telle demande.

Tous estiment donc qu'il doit y avoir des éléments nouveaux. De sources concordantes, il s'agirait d'un ou de plusieurs nouveaux témoins qui se seraient présentés par l'intermédiaire d'avocats aux juges d'instruction français. Qui sont-ils ? Pourquoi ne se présentent-ils que maintenant ?

Une chose est sûre, il ne s'agit pas du général Kayumba Nyamwasa, coaccusé dans cette affaire et exilé en Afrique du Sud. Même si l'ancien chef d'état-major du Rwanda avait encore récemment manifesté à la justice française sa volonté d'être entendu par une lettre. La commission rogatoire internationale permettant son audition simple et la notification des charges qui pèsent contre lui court toujours. Cette audition, si le gouvernement sud-africain se décidait à l'autoriser, n'aurait pas nécessité la réouverture de l'instruction.

L'instruction rouverte, les parties civiles ne cachent pas leur surprise, disent avoir hâte d'en savoir plus. Du côté des avocats des accusés, on déclare n'avoir aucune inquiétude et on annonce déjà l'intention de redemander un non-lieu dès que l'instruction sera à nouveau clôturée. Pour rappel, plusieurs proches du président Kagame ont été inculpés dans le cadre de cette affaire et remis en liberté.

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