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Tunisie Ennahda

Tunisie: Nida Tounes devrait privilégier «la famille démocrate»

Des partisans de Nida Tounes à Tunis, mardi 28 octobre 2014.
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Les résultats officiels des législatives de dimanche se font toujours attendre, mais Ennahda a reconnu la victoire de son principal rival Nida Tounes. Selon les tendances dégagées - environ 70 sièges pour Ennahda, contre 80 à Nida Tounes -, la formation victorieuse sera amenée à former une coalition pour obtenir la majorité, soit 109 sièges sur 217 députés nécessaires. Un passage obligé afin d'obtenir notamment la confiance de l’Assemblée lors du choix du chef du gouvernement.

Dans son intérêt et dans celui du pays, Nida Tounes ne gouvernera pas seul, a insisté son président, Béji Caïd Essebsi.

A l’intérieur du parti, des sources confirment que Nida Tounes, parti a priori victorieux des législatives tunisiennes, privilégie ce que ses membres appellent « la famille démocrate ». Autrement dit, des petits partis d’opposition tels qu’Afek Tunes, jusqu’à la coalition de gauche Front populaire, en passant par les partis destouriens, qui se revendiquent aussi de l’héritage de Bourguiba, prédécesseur de Ben Ali.

Il s’agit d’une position de principe, dans la mesure où il convient d’attendre les résultats définitifs pour évaluer le poids de chacun.

La présidentielle du 23 novembre, une étape clé

En attendant, Nida Tounes se dit capable de cohabiter et refuse d’exclure qui que ce soit, faisant allusion à Ennahda. Le parti islamiste, de son côté, défend toujours l’idée d’un gouvernement d’union nationale.

Dans ce contexte, faire des pronostics paraît prématuré, d’autant plus que les alliances seront déterminées par une étape cruciale, la présidentielle du 23 novembre. A cette occasion, le chef de l’Etat désignera le futur gouvernement.

→ Pour comprendre les enjeux du scrutin tunisien, ne manquez pas l'émission Décryptage, ce soir à 19h10 :
Elections législatives : quel avenir pour la Tunisie ?
Vincent Souriau reçoit Beligh Nabli, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), auteur Comprendre le monde arabe (Armand Colin, septembre 2013).

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