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Niger Mali

Niger: neuf membres des forces de sécurité tués dans des attaques

Le camp de Mangaïzé est situà quelques mètres à peine de la ville nigérienne du même nom.
© Sonia Rolley / RFI

Jeudi 30 octobre, trois attaques simultanées ont visé des éléments des forces nigériennes dans le département de Ouallam -  région de Tillabéry, dans l'ouest du pays, près de la frontière avec le Mali. Au sein du camp de réfugiés de Mangaïzé, neuf membres des forces de sécurité nigériennes ont été tués par des assaillants non identifiés, a annoncé le gouvernement nigérien.

Neuf membres des forces de sécurité nigériennes ont été tués jeudi 30 octobre par des assaillants non identifiés dans la région de Tillabéry, dans l'ouest du Niger, près de la frontière avec le Mali, a annoncé le gouvernement nigérien.

Trois attaques simultanées ont coûté la vie à cinq policiers, deux gendarmes et deux gardes nationaux, ont déclaré les ministres de la Défense et de l'Intérieur dans un communiqué conjoint.

Deux assaillants ont aussi été tués et quatre autres faits prisonniers, a par la suite déclaré le ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, Marou Amadou, qui a également fait état de la mort d'une femme dans cette attaque. Une source proche des services de sécurité nigériens a auparavant déclaré qu’une prison située non loin de là avait aussi été attaquée et que plusieurs dizaines de détenus s'étaient évadés.

Une attaque dirigée contre les FDS

Si l’on n’a enregistré aucun mort lors de l’attaque de la prison de Ouallam, où 58 prisonniers, dont un nombre important de Mujao, ont pris la fuite, cela n’a pas été le cas au camp de réfugiés de Mangaïzé.

D’après le gouverneur de Tillabéry arrivé sur les lieux : « Des hommes ont attaqué Mangaïzé, le camp de réfugiés en face de nous, et au niveau de la prison civile de Ouallam. Il y a eu, malheureusement, neuf morts ».

Pour l’administrateur adjoint du camp de réfugiés du HCR de Mangaïzé, venu soutenir le moral de ces réfugiés, l'assaut n’a pas visé ces derniers : « L’attaque était dirigée vraiment contre les FDS, donc les Forces de défense et de sécurité qui sont sur le camp. Ce qui fait que les réfugiés n’ont pas été vraiment visés, mais quand même, ils sont paniqués. »

Activistes islamistes

Pris de panique, les 9 000 réfugiés du camp de Mangaïzé ont assisté, impuissants, à l’assaut de bandits armés. Une bonne partie a fui dans les forêts avoisinantes.

Un réfugié malien témoigne : « On a eu des tirs, beaucoup de tirs. On a eu des cadavres. On a trouvé trois morts ici et un autre qui est mort de l’autre côté. Les forêts sont remplies de gens. »

Selon un communiqué du gouvernement, les opérations sont en cours pour neutraliser les assaillants.

L'ouest du Niger est proche du nord désertique du Mali, où des activistes islamistes demeurent implantés malgré la présence de militaires français dans le cadre de la force Barkhane.

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