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Nigeria

Les milices d’autodéfense contre Boko Haram se livrent à des exactions

Au Nigeria, dans l'Etat de Borno, des hommes se sont regroupés en milices d’autodéfense pour lutter contre la menace de Boko Haram. Armés, ils posent aujourd'hui problème car ils multiplient les exactions en toute impunité.
© REUTERS/Joe Penney

Au Nigeria, la violence s'amplifie dans l'extrême nord-est du pays. Alors que l'armée poursuit ses opérations pour affaiblir les islamistes de Boko Haram, il faut aussi compter sur la prolifération des milices civiles locales, de plus en plus armées et déterminées. Cette semaine, elles auraient ainsi décapité une quarantaine de présumés islamistes avant de les exhiber devant les villageois.

Avec notre correspondante à Lagos,

Des têtes de présumés islamistes, empalées au bout de pieux et exhibées dans les rues par des combattants triomphants, c’est le spectacle auquel ont assisté cette semaine les habitants de Biu, un village de l’Etat de Borno. Une scène d’une rare violence, qui témoigne de la radicalisation des milices locales.

Ces groupes d’autodéfense composés essentiellement de jeunes et apparus spontanément il y a un an et demi pour lutter contre Boko Haram, ont essaimé dans la région.

Les milices d’autodéfense n'hésitent plus à décapiter les islamistes

Si au départ leur existence était saluée par les populations à bout des violences, désormais elles posent problème. De fait, les volontaires armés de machettes, de haches, de matraques, d’arcs et de flèches, et parfois des kalachnikovs, agissent en toute impunité.

Loin de protéger les villageois des islamistes, ils multiplient peu à peu les exactions. Plusieurs abus ont d’ailleurs été signalés ces derniers mois. Les groupes tendent à s’autonomiser et au lieu de remettre leurs présumés islamistes captifs aux forces de sécurité, ils n’hésitent plus à les décapiter, sans autre forme de procès.

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