Burundi: des bandes d’hommes armés de machettes sèment la terreur

Suite à plusieurs attaques d'hommes armés de machettes, qui ont échappé à toute arrestation, les Burundais éprouvent de plus en plus de méfiance envers les forces de l'ordre.
© Getty Images/ Bobby Model

A sept mois des élections générales au Burundi, des bandes d‘hommes armés de machettes sèment la terreur depuis plusieurs mois dans le pays et sont parvenues jusqu’ici à échapper à toute arrestation. Cela alimente toutes sortes de spéculations sur leur identité et est à l’origine d’une grande méfiance envers les forces de l’ordre. Comment opèrent ces groupes ? Une attaque s’est déroulée à Bujumbura dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 novembre 2014.

La bande des « hommes aux longs manteaux armés de machettes », comme on les appelle ici, a frappé encore une fois dans la nuit du vendredi au samedi, quelques heures à peine après une rencontre entre le Premier vice-président burundais, Prosper Bazombanza, et le corps diplomatique, où il était chargé de leur prouver que le gouvernement a la situation sécuritaire bien en mains au Burundi.

L’attaque a eu lieu dans le quartier de Musaga, trois kilomètres à peine au sud du centre-ville de la capitale burundaise. Ces bandits ont blessé deux hommes à coups de machette, pillé plusieurs maisons avant de disparaître dans la nature sans être inquiétés par les forces de l’ordre, une nouvelle fois.

Le pouvoir burundais assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits »

De quoi ajouter une nouvelle page dans le livre des nombreux crimes commis par ces bandes qui terrorisent la population burundaise depuis plusieurs mois, que ce soit dans la capitale Bujumbura ou dans plusieurs communes dans l’ouest et dans le centre du Burundi.

Qui sont ces groupes ? Sont-ils liés entre eux ? Pourquoi ont-ils échappé jusqu’à présent à la police ? Le pouvoir burundais, qui assure qu’il ne s’agit que de « simples bandits », accuse certaines stations privées d’attiser le feu en propageant toutes sortes de rumeurs, sans convaincre.

Et la psychose est telle que dans certains quartiers de Bujumbura aujourd’hui, les gens se sont cotisés et ont engagé des gardes privés pour se protéger.