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Gabon

Gabon: manifestations en vue pour faire pression sur Ali Bongo

Le président du Gabon, Ali Bongo, doit faire face à une plainte du Front de l'opposition, qui l'accuse d'avoir truqué l’acte de naissance qui lui a permis d’être candidat en 2009.
© REUTERS/Emma Farge

Le gouvernement gabonais a décidé de porter plainte, à Paris, contre Pierre Péan, auteur d’un livre qui fait polémique au Gabon. Une partie de l’opposition réunie au sein du Front de l’opposition a décidé de son côté de porter plainte à Libreville contre le président gabonais, Ali Bongo, pour avoir « truqué » l’acte de naissance qui lui a permis d’être candidat en 2009, alors que le livre de Pierre Péan soutient qu’Ali Bongo est originaire du Biafra au Nigeria. La marche prévue ce jeudi 13 novembre dans l'après-midi est interdite, a prévenu le gouvernement. L’opposition elle-même n’est pas unanime.

La journée de mercredi a été particulièrement agitée dans les états-majors des partis politiques gabonais. Le Front de l’opposition a multiplié les tracts et SMS appelant à une mobilisation générale en direction du tribunal.

Mais tard dans la soirée, le ministre de l’Intérieur Guy-Bertrand Mapangou a interdit la marche. « Le département de l’Intérieur n’ayant reçu aucune requête, la marche est illégale et donc interdite. Nous entendons faire respecter l’ordre, l’Etat de droit sous toutes ses formes », a-t-il déclaré.

« Nous marcherons, a insisté Paul-Marie Gondjout, du Front de l’opposition. Nous marcherons simplement, normalement, sans attenter à l’ordre public ou quoi que ce soit d’autre. Puis après nous partirons, chacun chez soi ».

L’opposition a étalé sa division. Jules Aristide Bourdès-Ogouliguende, de l’Union des forces pour l’alternance (UFA), a sévèrement critiqué l’initiative. « Quelle capacité juridique a-t-il ce front ? Est-ce qu’il est reconnu par l’Etat comme un organisme moral ? », a-t-il demandé.

De son côté, l’Union des forces du changement (UFC), une autre aile de l’opposition, a annoncé - étant donné que le président de la République est protégé par son immunité - sa décision de porter plainte à Paris contre Pierre Péan, l’auteur des accusations qui menacent de déstabiliser le Gabon.

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