Ebola: des progrès contre la maladie enregistrés au Liberia

Des volontaires transportent des seaux de désinfectant jusqu'au nouveau centre de traitement d'Ebola, à Monrovia, le 25 septembre 2014.
© REUTERS/James Giahyue

Le Liberia lève l'état d'urgence. La présidente Ellen Johnson Sirleaf l'a annoncé jeudi à la radio et la télévision. Cette mesure avait été instaurée le 6 août dernier pour lutter contre Ebola, alors que l'épidémie faisait rage dans le pays. Le virus a tué quelque 5 100 personnes en Afrique de l'Ouest, dont plus de la moitié au Liberia. Pour autant, le pays a enregistré des progrès dans sa lutte.

Aucun nouveau cas depuis début octobre au centre de santé de Foya, aucun malade enregistré en deux semaines dans le comté de Lofa, à Monrovia et le site de traitement de MSF est aux trois quarts vide : les chiffres parlent d'eux-mêmes, Ebola recule au Liberia. Pour la présidente Ellen Johnson Sirleaf, c'était donc le bon moment pour lever l'état d'urgence : « Nous pouvons tous être fiers des progrès accomplis. Je suis certaine que nous pouvons remporter cette bataille contre Ebola. Je crois que la résistance et l'engagement du peuple restent forts et résolus. »

Concrètement, beaucoup de restrictions restent en vigueur, mais certaines sont allégées. Le couvre-feu est réduit d'une heure. Un budget sera débloqué pour rénover les écoles en vue d'une éventuelle rentrée scolaire. Les marchés le long de la frontière seront rouverts.

La prudence reste de mise

Serge Saint Louis, coordonnateur de MSF à Foya, prend acte. Mais pour lui, il faut rester prudent : « L'épidémie n'est pas totalement sous contrôle. Ebola est présent dans les pays voisins. Même si les frontières sont fermées, les gens circulent. La présidence a annoncé la réouverture de certains marchés, ce qui va entraîner des concentrations de populations. Donc nous devrons être d'autant plus vigilants. Il est beaucoup trop tôt pour déclarer la fin de la crise. »

A cause d'Ebola, beaucoup d'investisseurs ont fui le pays. De nombreux programmes ont été gelés. Avec son annonce, Ellen Johnson Sirleaf cherche également à rassurer ses partenaires et à briser l'isolement du Liberia.

Nous faisons des progrès remarquables. Il y a une réduction claire du nombre de malades, ça semblait donc le bon moment pour lever l'état d'urgence. Mais les Libériens doivent rester vigilants, car il reste des poches où se trouve l'épidémie. A cause du virus, de nombreux partenaires ont suspendu leurs projets. Nous les encourageons à revenir et à reprendre leurs programmes comme la construction de routes, etc. Nous leur demandons de ne pas isoler le Liberia.

Isaac Jackson
14-11-2014 - Par Sébastien Nemeth

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