Ebola: à Macenta, un centre «quatre étoiles» contre l'épidémie

Des masques utilisés par des volontaires sur le point de partir en Afrique, lors d'une session d'entraînement, à Paris. Plus de 5.000 personnes sont mortes à cause d'Ebola depuis le début de l'épidémie.
© REUTERS/Philippe Wojazer

En Guinée, un nouveau centre de traitement d'Ebola vient d’être mis en fonction à Macenta, dans l’est du pays, qui est actuellement une des zones les plus touchées par l’épidémie. A l’occasion de l’ouverture, la Française Annick Girardin, secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, a rendu visite vendredi 14 novembre à la nouvelle structure qui a été financée par la France.

Avec notre envoyé spécial à Macenta,

Annick Girardin n’a pas pu profiter bien longtemps du comité d’accueil festif des femmes de Macenta à sa descente de l’hélicoptère. La secrétaire d’Etat est allée inaugurer au pas de course le tout nouveau centre de traitement d’Ebola annoncé en septembre par François Hollande. « C’est tous ensemble qu’on continuera à avancer sur ce chemin et qu’on gagnera le combat contre Ebola, a-t-elle déclaré. Et je voudrais dire que Macenta, c’est une première victoire, c’est une victoire collective contre Ebola. Merci à tous. »

Le centre a été construit par l'ONG Médecins sans frontières, également en charge de la formation du personnel. Il peut accueillir jusqu'à 70 patients et sera géré par la Croix-Rouge française. Son coordinateur sur place salue une coopération exemplaire : « Je pense que c’est un bon exemple en termes de réponse humanitaire, où toutes les organisations se sont soudées pour faire quelque chose qui est vraiment de qualité.»

Insuffisant pour arrêter Ebola

Pour favoriser une confiance qui fait parfois encore défaut entre populations et équipes médicales, les habitants auront la possibilité de visiter le centre, une installation optimale qui ne règlera cependant pas tout, explique Marc Poncin, directeur des programmes Ebola de MSF en Guinée : « On a un centre quatre étoiles qui va permettre de mieux prendre en charge les gens. Mais c’est insuffisant pour arrêter l’épidémie. Et vraiment, je crois que la population doit encore s’attendre à devoir lutter contre l’épidémie et se mobiliser pendant un certain temps. »

Trente des 63 cas confirmés la semaine dernière, hospitalisés au Centre de Guéckédou, venaient de Macenta.

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