Bénin: la fièvre Lassa responsable d’une série de décès

Entrée du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (CNHU), Bénin.
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Au Bénin, on connaît l'origine des cinq décès survenus au sein du personnel de santé de l'hôpital de Tanguiéta, au nord-ouest du pays. Il s'agit de la fièvre hémorragique à virus Lassa. C'est la ministre de la Santé qui a donné l'information, jeudi, lors d'une conférence de presse. Ce virus est proche d’Ebola, mais il peut être soigné s’il est diagnostiqué à temps.

La cause des décès a été déterminée grâce aux prélèvements post-mortem : deux se sont révélés positifs à la fièvre de Lassa. Des tests sur deux personnes convalescentes sont en cours pour confirmer le résultat. Aucun nouveau cas n’a été signalé, mais la vigilance est de mise, comme l’explique Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé : « Nous avons répertorié et nous continuons de répertorier les sujets contacts pour les suivre sur 21 jours. Et je voudrais lancer un appel à tous les Béninois pour qu’ils se présentent dans les centres de santé dès l’apparition des syndromes grippaux qui commencent par la fièvre. »

Car il existe un médicament pour lutter contre le virus Lassa : la Ribavirine. Des doses devraient arriver ce vendredi au Bénin, et d’après Youssouf Gamatié, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est une chance que l’infection ait été détectée rapidement : « Selon la façon dont cette transmission s’est faite, nous allons pouvoir avoir des indices par rapport à la manière dont cette épidémie pourrait évoluer. Pour le moment, nous pensons que c’est une épidémie qui pourra être jugulée plutôt rapidement si nous arrivons à établir un système efficace et effectif pour la recherche des contacts et pour la prise en charge immédiate. »

Ce virus, qui doit son nom à la ville nigériane de Lassa où il a été isolé en 1969, est courant au Nigeria, mais c’est la première fois qu’il apparaît au Bénin.