Conférence climatique au Pérou: le Gabon mise sur la cartographie

Le site internet de l'Agéos, chargée de cartographier le couvert forestier du bassin du Congo
© Ageos.ga/Capture d'écran internet

Au Pérou, la 20e Conférence des Parties des Nations unies plus connue sous le nom de COP20 se poursuit à Lima. L’objectif : avancer les négociations afin de conclure un accord l’an prochain à Paris pour contenir le réchauffement climatique à 2 degrés. Le Gabon, qui a envoyé une délégation sur place, a mis l'accent sur la surveillance du couvert forestier du bassin du Congo.

Avec notre correspondante à Lima, Chrystelle Barbier

Parmi les 195 pays présents à Lima pour négocier se trouve le Gabon, un pays qui a pris de nombreuses mesures pour l’environnement. Il a approuvé en août une loi sur le développement durable et a mis en place une agence spatiale, qui faisait grandement défaut dans la région, dans le but d’évaluer son couvert forestier.

Conscients de l’importance des forêts pour lutter contre le réchauffement climatique, les Gabonais ont bien décidé de prendre soin de la leur. Au Gabon, la forêt couvre 88% du territoire. Et pour la conserver au mieux, l’Etat gabonais a voulu avoir des images satellites du couvert forestier du bassin du Congo. Or, il s’est rendu compte en 2007 qu’il n’y en avait pas, ou pas assez.

Evaluation et évolution du couvert forestier

« Il y avait des images, mais la particularité de cette zone est qu’elle a un couvert nuageux extrêmement important, explique Tanguy Gahouma, du Conseil gabonais du climat. Donc pour pouvoir avoir suffisamment d’images et les utiliser, et en faire une carte pour suivre l’évolution du couvert forestier, il faut avoir des images quasiment tous les jours en temps actualisé, et là, on avait un manque trop important en images pour pouvoir les utiliser. »

Pour résoudre ce problème, le Gabon a donc mis en place l’Agence gabonnaise d’études et d’observations spatiales, Agéos, dont les premiers résultats sont attendus pour début 2015. « Aujourd’hui, nous allons pouvoir faire une évaluation de notre couvert forestier chaque année, de manière autonome, poursuit Tanguy Gahouma. Nous allons pouvoir surveiller les spots de déforestations grâce à cela. Et bien sûr, il ya d’autres applications, moins "forêt", mais tout aussi importantes pour le développement du Gabon, comme la surveillance maritime du Golfe de Guinée, où on commençait à voir des fléaux de piraterie et de pollution maritime assez importante. »

Située à l’est de Libreville, l’antenne de l’Agéos aura un cercle de réception de 2800 km de rayon. Elle couvrira 23 pays, dont l’ensemble des forêts du bassin du Congo.

Une vue satellite de la forêt au sud-est de Libreville, prise par l'Agence aérospatiale allemande. D'ici à 2015, le Gabon, devrait avoir son propre système de surveillance du bassin du Congo © Creative commons/DLR

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