Afrique du Sud: polémique autour du rapport d’autopsie de Steve Biko

Steve Biko, un des héros de la lutte anti-apartheid, est mort sous la torture en prison, en 1977.
© SOWETAN FILES / AFP

En Afrique du Sud, la famille de Steve Biko est prête à se lancer dans une bataille judiciaire pour récupérer un rapport d’autopsie établi suite à la mort du militant anti-apartheid. La semaine dernière, ce rapport a été mis aux enchères à Johannesburg, provoquant la colère de la famille du héros. Son fils exige maintenant que ce document lui soit remis ce lundi 8 décembre au plus tard.

Le rapport d’autopsie a permis de révéler que Steve Biko était mort des suites de tortures par la police sud-africaine, au cours de sa détention en 1977. La vente aux enchères du document aurait rapporté au minimum 5 000 euros si la justice ne l’avait pas interdite à la dernière minute. Ce document est actuellement entre les mains des enfants de Maureen Steele, l’ancienne secrétaire du médecin nommé par la famille de Steve Biko pour réaliser l’autopsie.

Maureen Steele avait été chargée de conserver précieusement ce rapport, pour qu'il ne tombe pas aux mains de la police de l'apartheid. Critiqués pour leur « inhumanité et de leur froideur », ses enfants sont accusés d’avoir voulu « vendre [Steve Biko] au plus offrant ».

Une simple copie

Depuis, le mystère s’épaissit. Ce week-end, le centre des archives de l’université du Wits a confirmé que le rapport d’autopsie original a été dérobé au début des années 90. Les archives nationales, qui ont hérité du dossier, ne possèdent qu'une copie.

Mais la famille Steele se défend et affirme maintenant que le rapport mis aux enchères la semaine dernière n’est en fait qu’une simple copie. Le fils de Steve Biko refuse de les croire. Il leur a donné jusqu’à aujourd’hui, lundi, pour rendre les documents en leur possession, sous peine de poursuites.

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