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Tchad

Tchad: l'affaire de la SOGECT inquiète le collectif «Trop c'est trop»

Carte d'identité tchadienne : la société SOGECT a reçu par le passé le contrat de concession sur les documents biométriques, les passeports et les cartes d'identité.
© http://tchadinfos.com

Au Tchad, le collectif de la société civile « Trop c'est trop » voulait organiser une conférence de presse hier samedi pour attirer l'attention du public sur une affaire mettant en cause la SOGECT, société dirigée par un neveu du président Déby mais elle assure en avoir été empêchée.

La SOGECT avait reçu par le passé le contrat de concession sur les documents biométriques, les passeports et les cartes d'identité. L'Etat tchadien reprenant les activités concédées avant le terme du contrat, le patron de SOGECT réclame le paiement de 34 milliards de francs CFA.

Le collectif « Trop c'est trop » voit dans cette opération une manoeuvre et souhaitait lancer un débat public sur la question mais il déclare avoir dû y renoncer en raison des multiples tracasseries dont il a fait l'objet. « Cette conférence qui devait mettre en exergue l’arnaque faite entre la SOGECT et l’état tchadien a été empêchée par la police pour des raisons inavouées, explique Céline Narmadji, la porte-parole de « Trop c'est Trop ». Les agents de l’ANS se sont présentés au Cefod et à la Maison des médias pour dissuader ces institutions d’accepter d’accueillir cette conférence ».

« Depuis le matin, la police ne fait qu’appeler les membres de la coalition pour que les membres puissent passer chacun à la police pour donner des informations sur la teneur de la conférence, alors que jamais une conférence n’a fait l’objet d’interpellation au niveau de la police » poursuit la porte-parole du collectif qui dénonce « avec vigueur » l’interdiction de la conférence. « C’est la liberté d’expression qui a pris un coup ».

La police dément toute intervention

De son côté, la police dément toute intervention pour interdire la conférence de presse du collectif. Le porte-parole de la police dément également que des hommes de l'ANS, l'Agence nationale de sécurité, aient fait pression sur les deux lieux qui devaient accueillir la conférence de presse.

« Nous sommes dans un Etat de droit et de liberté où chaque citoyen, ou son organisation, a le droit de s’exprimer sur tous les sujets qui lui semblent bons, justifie Paul Manga, porte-parole de la police. Ni la police nationale, ni l’ANS ne s’est rapproché du responsable de cette organisation et non plus encore le responsable du lieu le CEFOD, la salle des multimédias. Nous sommes une police républicaine, une police au service des citoyens. Dans ce cas précis, nous ne sommes ni impliqués de près, ni de loin ».

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