La sécurité en Afrique mobilise de nombreux responsables à Dakar

Grand auditorium du King Fahd palace près de Dakar où se tient le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique.
© King Fahd palace

Au Sénégal, le premier Forum sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouvert ce lundi matin. Ce rendez-vous est destiné à mobiliser le continent face au jihadisme au Sahel ou encore contrer les insurgés islamistes armés de Boko Haram au Nigeria. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian est sur place ainsi que plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains.

avec notre envoyé spécial à Dakar, Olivier Fourt

C'est le commissaire de l’Union africaine pour la paix et la sécurité, Smain Chergui, qui a ouvert les débats ce lundi. Il a rappelé « la nécessité pour l’Afrique et les Africains de prendre en compte les enjeux sécuritaires sur le continent ». « Autrefois berceau de l’humanité, l’Afrique peut devenir la locomotive de l’économie mondiale, mais nos efforts de développement seront vains sans préservation de la sécurité dans le respect des droits de l’homme », a ajouté le commissaire.

C’est ensuite Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense qui s’est exprimé : « A ceux qui s’inquiètent de voir la France endosser le rôle de gendarme de l’Afrique ». Il a, à son tour, salué les sacrifices des soldats de l’Union africaine : « Au Soudan, en Somalie et ailleurs, c’est la voie du l’Union africaine qui s’est fait entendre ! », a martelé le ministre français. « La France prend part à cet effort pour la sécurité africaine, a-t-il dit. Mais avant tout, elle viendra appuyer ce processus d’appropriation des questions de sécurité africaine, par les Africains. La coopération doit être la règle et non plus l’exception ».

La Libye au centre des préoccupations

Le ministre français de la Défense a aussi abordé la situation qui prévaut en Libye. Il a une nouvelle fois évoqué la menace de déstabilisation venant du sud de la Libye, zone refuge des jihadistes de la zone sahélienne et source de ravitaillement pour les groupes armés. « La menace se nourrit de l’absence de frontières et de leurs porosités, le sud de la Libye en est aujourd’hui l’exemple le plus dramatique », a dit Jean-Yves Le Drian.

Il a enfin évoqué la menace liée à Boko Haram : « La question n’est plus nationale ou régionale et les attaques sur le Cameroun en apportent la réponse », a assuré Jean-Yves Le Drian. Boko Haram qui sera au cœur de ce Forum, même si finalement peu de responsables Nigérians ont fait le détour par Dakar.

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