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Libye

Libye: l’offensive pour le contrôle de la manne pétrolière se poursuit

Des combattants fidèles au général Haftar à l'est de Benghazi, le 24 octobre 2014.
© REUTERS/Stringer

En Libye, les forces des deux gouvernements rivaux de Tobrouk et de Tripoli s'affrontent toujours à l'est comme à l'ouest. A la frontière tunisienne, dix-sept personnes dont au moins treize combattants de Fajr Libya - une coalition de milices islamistes - ont été tuées dimanche dans une frappe aérienne des forces pro-gouvernementales. Dans la région Cyrénaïque, les deux forces s'affrontent pour le contrôle de la manne pétrolière. La coalition Fajr Libya, du gouvernement de Tripoli, a lancé dimanche une offensive sur les terminaux pétroliers contrôlés par des fédéralistes, fidèles au gouvernement de Tobrouk et reconnus par la communauté internationale.

Malgré plusieurs offensives sur trois axes, depuis samedi, la coalition Fajr Libya n'est toujours pas parvenue à mettre la main sur la manne pétrolière libyenne.

Les principaux terminaux de Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra sont contrôlés depuis des mois par les hommes d'Ibrahim Jadran, un fédéraliste rallié au gouvernement de Tobrouk et soutenu par le général Haftar. Ses forces ont un atout militaire de poids, c’est-à-dire de vieux chasseurs MIG de l'ère Khadafi utilisés pour stopper l'avancée des colonnes ennemies à coup de bombardements aériens.

En face se trouve la coalition du gouvernement de Tripoli - non reconnue par la communauté internationale - qui ne dispose que de canons antiaériens montés sur des pick-up. Les raids aériens ont stoppé sa progression. Selon les forces de l'opération « dignité » du général Haftar, le terminal pétrolier d'Al-Sedra aurait également été attaqué, au sol, par les jihadistes d'Ansar al Charia venus de la ville voisine de Syrte pour soutenir Fajr Libya. Cependant, cet appui jihadiste n'a pas été confirmé de source indépendante.

Aucun bilan n'a encore été communiqué pour cette bataille du pétrole libyen dont la production est toujours à l'arrêt mais qui reste contrôlée par des forces fidèles au gouvernement de Tobrouk, le seul reconnu par la communauté internationale.

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