Madagascar: la Chine «choquée», après l'attaque d'une usine de sucre

Malgré une mobilisation importante d ela police malgache, les violences n'ont puêtre évitées.
© AFP PHOTO/GREGOIRE POURTIER

La Chine a réagi, après l’attaque de l’usine de sucre chinoise Sucoma, à Morondava, dans l’ouest du pays. Un conflit social a dégénéré, l’usine a été pillée, et six personnes sont mortes ces mercredi 10 et jeudi 11 décembre, selon un dernier bilan.

Les témoins parlent d’un véritable carnage. La situation s’est calmée en ville, mais l’ambassade de Chine s’est dite « très choquée », dans un communiqué publié ce week-end, et met en garde les autorités malgaches contre la « mauvaise image du pays pour la coopération et l’investissement. »

Mais si le conflit social a dégénéré, les négociations salariales entre les employés malgaches et les gérants chinois de l’usine de sucre Sucoma semblaient pourtant bien se dérouler depuis le mois d’avril. « Le processus a bien marché, explique le chef de la région de Morondava, Gilbert Romain. Mais finalement, lorsque nous sommes arrivés à un dernier compromis au mois de novembre, il y a eu de nouvelles revendications qui étaient très violentes. Surtout, les grévistes voulaient le départ des Chinois et la revendication des salaires à 320 000 ariarys minimum par personne. » Soit l’équivalent de 107 euros par mois, et de 2 fois et demi le salaire minimum à Madagascar.

Un militaire mobilisé par habitant chinois

Dans son communiqué, l’ambassade de Chine accuse des personnes mal intentionnées d’avoir incité les grévistes à la violence. Pour Gilbert Romain il s’agirait de politiciens de l’opposition. « Les grévistes sont allés à Tananarive et ont rencontré pas mal de politiciens, explique-t-il, et c’est au retour qu’ils ont cassé et détruit les dizaines de véhicules dans l’usine et même le bâtiment. »

Et même si pour chaque Chinois habitant à Morondava, un militaire a été mobilisé depuis le mois d’avril, les forces de l’ordre n’ont pas pu empêcher les violences.

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