Biens mal acquis en RCA: enquête sur le clan de l’ex-président Bozizé

L'ancien président centrafricain François Bozizé, ici, le 30 décembre 2012 à Bangui.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

A Paris, après la plainte déposée, le mois dernier, concernant les biens mal acquis du clan de l’ancien président Bozizé, le parquet national financier a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire dans cette affaire. Les autorités de Centrafrique soupçonnent, en effet, François Bozizé et ses proches d'avoir obtenu des propriétés immobilières, des avoirs financiers, des voitures de luxe par des voies illégales.

L'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris porte sur des détournements de fonds public, des faits de corruption d'agents publics étrangers et de blanchiment de ces délits. Les actuelles autorités de Bangui pensent que le clan Bozizé a profité de son passage au pouvoir pour détourner de l'argent lié aux activités minières, mais aussi qu'il se serait livré au commerce de faux passeports diplomatiques.

Trois affaires sont notamment pointées par le pouvoir de transition et ses conseils. Dans le secteur du pétrole, la réattribution d'un permis d'exploration à des intérêts chinois. Dans l'or, les activités de l'entreprise Aurafrique. Mais surtout dans l'uranium, les transactions qui ont entouré la cession aux français d'Areva de la société Uramin pour l'exploitation du gisement de Bakouma, dans le Sud-Est.

Les autorités de transition disent détenir, dans ce dernier dossier, des informations concernant plusieurs dizaines de millions de dollars américains obtenus par deux acteurs clés au sommet de l'Etat centrafricain. Elles citent également des commissions mises à l'abri en Afrique du Sud.

La semaine dernière, une déclaration attribuée à François Bozizé avait été lue aux membres de son parti le Kwa Na. L'ancien chef d'Etat y réagissait à cette affaire des biens mal acquis. Il avait déclaré que ce qu'il qualifiait « d'artifice juridique » visant à le « disqualifier politiquement » ne l'ébranlait en rien. Il a cependant indiqué qu'il était disposé à coopérer avec une justice « juste et équitable dès que l'opportunité se présentera ».

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