Sommet de Dakar: quel financement pour les opérations de sécurité?

Des soldats camerounais, le 17 juin 2014, surveillent leur position dans la ville frontière d'Amchidé, à l'extrême nord du pays, une ville soumise aux exactions du mouvement islamiste Boko Haram.
© Reinnier KAZE / AFP

Les participants au forum de Dakar étaient appelés mardi 16 décembre à réfléchir sur les solutions à apporter pour répondre aux crises en Afrique. Il fut notamment question du récent conflit en RCA. Réponses militaires ou civiles ? Interventions régionales ou onusiennes ? Les experts se sont penchés sur la question, et ONT constaté que le montage des opérations de paix bute bien souvent sur leur financement.

Avec notre envoyé spécial à Dakar,

D'abord se pose la question des capacités des forces amenées à intervenir. Elles ne sont pas toujours bien équipées ou entraînées, voire même inter-opérables, souligne l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

Sur le papier, pour sécuriser les dix millions d'habitants de l'est du Congo, il faudrait 200 000 hommes. Or tout cela est hors d'atteinte pour l'ONU, note un chercheur. Ensuite, affirme un haut responsable congolais, les forces africaines ont prouvé qu'elles pouvaient se déployer rapidement, loin de leur base; mais durer sur place implique un financement continu pas toujours au rendez-vous.

Mais où trouver l'argent ? Un responsable de l'Union européenne note que les opérations africaines sont déjà trop dépendantes des financements extérieurs. L'ONU, pour sa part, rappelle qu'elle consacre déjà huit milliards chaque année aux opérations de maintien de la paix.

Au final, certains représentants africains se demandent si leur pays ne devrait pas consacrer davantage d'argent à leur outil de défense. 1% du PIB, pourquoi pas disent certains. Réactions dans la salle : comment demander aux populations de payer plus pour leur armée alors que beaucoup ne font pas confiance à leurs soldats ?

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