RCA: réactions après l’ouverture d’une enquête contre le clan Bozizé

L'ancien président centrafricain François Bozizé, en 2013 à Bangui.
© REUTERS/Luc Gnago

Les suites de l'affaire des biens dits « mal acquis » en France par le clan Bozizé. L'ancien président centrafricain et ses proches sont visés par une plainte déposée à Paris, et une enquête préliminaire vient d'être ouverte. La justice veut en savoir plus sur l'origine du patrimoine de François Bozizé et de sa famille. Un patrimoine constitué, selon les plaignants, aux dépens de la Centrafrique.

Au coeur de cette enquête préliminaire : l'uranium et l'achat de la société Uramin par le groupe français Areva autour du gisement de Bakouma. Dans le dossier également, le pétrole et la réattribution de permis d'exploitation d'abord cédés à une compagnie américaine à des intérêts chinois. Et puis, il y a l'exploitation de gisements d'or et un trafic présumé de passeports diplomatiques. Selon la présidence centrafricaine, à l'origine de la plainte du mois dernier, ces différentes transactions auraient donné lieu à des commissions ou rétro-comissions occultes dont auraient bénéficié le clan Bozizé, lorsque l'ancien président centrafricain était encore au pouvoir.

Peu de commentaires au sein de la présidence de la transition à l'annonce de l'ouverture de l'enquête. « Dans le chaos, la meilleure arme de la démocratie, c'est la justice », se borne-t-on à déclarer dans l'entourage de Catherine Samba-Panza. Du côté des amis de François Bozizé, on est beaucoup plus diserts pour dénoncer « un acharnement contre quelqu'un qui a été chassé injustement du pouvoir », selon les termes du secrétaire général du Kwa Na, le parti de Bozizé. « Qu'on parle aussi de Djotodia, qu'on parle aussi de Noureddine Adam, qu'on parle de l'actuelle présidente de la transition », déclare encore Bertin Béa.

Dans une déclaration écrite et diffusée dans les médias, François Bozizé se disait la semaine dernière prêt à « affronter la justice » française, s'il n'était pas empêché de voyager par les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.

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