Congo-Brazzaville: pour l’UPADS, il ne faut pas changer la Constitution

Vue extérieure du Palais du Parlement du Congo-Brazzaville
© assemblee-nationale.cg

La Constitution congolaise en vigueur depuis 2002 « n’est pas à changer ou à réviser du point de vue du droit et surtout de la légitimité », a estimé jeudi l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation de l’opposition qui a réuni son conseil national en session ordinaire. Le point de vue du parti de l’ancien président Pascal Lissouba (1992-1997) est partagé par plusieurs opposants, tandis que les partisans du pouvoir multiplient des subterfuges pour parvenir au changement du texte fondamental.

L’UPADS a inscrit plusieurs points à l’ordre du jour de son conseil ordinaire qui se termine ce vendredi. Réagissant à une rumeur persistante sur la formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale, le parti de Pascal Lissouba a dit ne pas être prêt à y participer, ni d'ailleurs à un éventuel dialogue qui aborderait la question d'une révision de la Constitution.

A ce sujet, sa position est sans ambiguïté, comme le détaille Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’UPADS : « Nous avons aujourd’hui un débat - on aurait pu dire un faux débat - lancé subitement par le président et ses partisans [sur le fait] qu’il faille changer de Constitution. C’est à la limite risible. Nous sommes opposés, mais radicalement opposés au changement de la Constitution parce que ni du point de vue du droit ni du point de vue de la légitimité, cela ne pourrait se justifier. Mais le peuple, on ne le consulte pas sur tout, et pas, justement, sur le changement de la Constitution. »

Bon nombre de formations de l’opposition ne veulent pas qu’on touche au texte fondamental. Le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, consulte sa base qui va se prononcer au moment opportun. Il y a quatre jours, le roi téké de Mbaya, Michel Ladzoumou, de la Cuvette-Ouest, a adressé une lettre manuscrite au chef de l’Etat lui demandant de changer la Constitution.