Côte d’Ivoire: réunion tendue du PDCI en vue de la présidentielle

12e congrès du PDCI à Abidjan, Côte d’Ivoire, le 3 octobre 2013.
© AFP/SIA KAMBOU

En Côte d’Ivoire, le bureau du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a terminé, ce jeudi 18 décembre, au soir, sa réunion à Abidjan. Son dirigeant, Henri Konan Bédié, a annoncé qu’un congrès extraordinaire aura lieu du 21 au 28 février pour décider si un candidat PDCI représentera ou non le parti à la prochaine présidentielle. La réunion, la première depuis l’appel de Daoukro, était tendue. L’appel de Daoukro avait été lancé par l'ancien président Henri Konan Bédié pour que son parti ne présente pas de candidat au premier tour de la présidentielle de 2015 et se range immédiatement derrière Alassane Ouattara, au nom du rassemblement des houphouëtistes. Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité au PDCI et a donné lieu à des débats houleux.

Cela avait commencé en bagarre, cela s’est terminé en expulsions. Si la grande majorité de la salle de réunion du parti était toute acquise à Henri Konan Bédié, certains délégués, soutiens actifs d’Essy Amara, n’ont pas du tout apprécié d’entendre leur président annoncer un congrès extraordinaire le 28 février prochain. Un treizième congrès pour revenir sur la résolution du douzième congrès consistant à désigner un candidat PDCI pour l’élection présidentielle de 2015. De cela, Henri Konan Bédié ne veut pas et il reste campé sur sa position.

Il faut une union au sein du RHDP, les quatre partis de la majorité, tous derrière le président Alassane Ouattara. Pour cela, il faudra donc revenir au congrès, sous la résolution d’octobre 2013 et la suspendre, ce dont ne semble pas douter le Sphinx de Daoukro.

Et si d’aventure certains persistaient à vouloir être candidats, « libres à eux de se présenter hors du parti, sans l’étiquette du PDCI », a déclaré Konan Bédié avant d’expliquer que « les protestations sont légitimes et elles doivent pouvoir s’exprimer. Ainsi, la démocratie sera sauvée », a-t-il conclu.