Le «G5 du Sahel» appelle l’ONU à intervenir en Libye

Les cinq chefs d'Etat réunis à Nouakchott pour parler de la situation sécuritaire en Libye, le 19 décembre.
© AFP PHOTO/AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ

Des représentants du Tchad, Mali, Niger, Burkina Faso et de la Mauritanie étaient réunis vendredi 19 décembre à Nouakchott pour un sommet consacré aux questions de sécurité. Dans la soirée, la présidence mauritanienne a fait savoir que les cinq pays lancent un appel au Conseil de sécurité de l'ONU pour la mise en place d'une force internationale afin de « neutraliser les groupes armés ».

C'est le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a lancé l'appel, en tant que président en exercice de l'Union africaine, lors d'une conférence de presse en fin de journée. Il a annoncé que ce G5 du Sahel a officiellement demandé au Conseil de sécurité de l'ONU et à l'Union africaine d'envisager une intervention internationale pour rétablir l'ordre en Libye, sans préciser la date ni la forme de cette demande.

Il a précisé que les dirigeants des cinq pays avaient discuté de ce sujet auparavant avec les responsables libyens, qui ont exprimé leur accord avec cette demande. Il a notamment cité les membres du Parlement libyen qui ont selon lui « besoin de cette force pour rétablir la stabilité dans le pays » et pour « mettre en œuvre leur programme de développement ».

Cette décision et ce sommet interviennent après deux autres forums, l'un à Dakar, l'autre à Nouakchott, consacré à la question de sécurité au Sahel. Les dirigeants africains présents ont à plusieurs reprises souligné le besoin d'agir contre la menace jihadiste dans la région et en particulier en Libye.

Le président tchadien Idriss Deby a lui-même reconnu cette semaine à Dakar qu'« aucune armée africaine ne peut aller détruire en Libye le terrorisme » et que pour résoudre les problèmes sécuritaires au Sahel, il faudra « s'occuper de la Libye ».

Selon le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, qui participait au sommet, les pays de la région comme la communauté internationale portent la responsabilité de la situation en Libye et il est nécessaire de mettre fin aux menaces jihadistes qui se propagent du sud libyen.

Le Sahel ne saurait être stabilisé si une solution définitive n'est pas apportée à la question de la Libye.

Abdoulaye Diop
20-12-2014 - Par Mélissa Chemam

Reste à connaître les éventuelles modalités de mise en place de cette intervention et en premier lieu la réponse des Nations unies.

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