Mali: l’opposant Tiébilé Dramé réclame une table ronde sur la sécurité

L’opposant Tiébilé Dramé, lors de la conférence du parti Parena le 20 décembre, à Bamako.
© RFI/David Baché

L’un des principaux opposants au Mali, Tiébilé Dramé, du parti Parena, a organisé une conférence samedi 20 décembre en présence de représentants de tous les principaux partis d’opposition. Au programme : la gouvernance, les négociations pour la paix dans le Nord et la sécurité.

Pour l’opposant Tiébilé Dramé, le Mali est devenu le « royaume de l’impunité ». Selon lui, le Premier ministre Moussa Mara est responsable de la déconvenue de l’armée malienne à Kidal, en mai dernier, qui a coûté la vie à une cinquantaine de soldats. Tiébilé Dramé regrette l’absence de « conséquences », tout comme il regrette l’absence de sanctions contre les responsables des malversations financières. Un certain nombre ont été révélées ces derniers mois, notamment l’achat d’un nouvel avion présidentiel. Tiébilé Dramé parle même d’« ingénierie financière mafieuse ».

« Je pense à tous ceux qui dans le gouvernement tentent aujourd’hui de réécrire l’histoire, qui agissent chaque jour au nom de la puissance publique et qui viennent devant les Maliens à la télévision parlent comme si de rien n’était, souligne l’opposant. Dans tout autre pays, ce genre d’actes aurait entraîné la prise de certaines mesures. »

Tiébilé Dramé estime également que les pourparlers pour la paix entre les groupes rebelles du nord du Mali et le gouvernement sont « poussifs ». Il critique un manque de « vision » des autorités maliennes. « Nous n’avons pas le sentiment que le processus de sortie de crise est pris en main par les pouvoirs publics maliens, affirme-t-il. Nous aurions dû être à l’initiative de propositions, de contre-propositions, d’observations sur l’agenda, sur la méthodologie y compris sur les contacts qu’il y a avec nos compatriotes qui se trouvent dans les groupes armés. Je crois que le Mali doit changer sa façon de faire. »

Le chef du Parena demande donc au gouvernement malien d’organiser sur le sujet une table ronde, associant les partis d’opposition, et cela avant la reprise des négociations prévue en janvier à Alger.

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