Tueries de Beni: Kinshasa annonce des dizaines d'arrestations

Des groupes armés Maï-Maï seraient impliqués dans les tueries de Beni en RDC, selon le gouvernement congolais.
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En RDC, le gouvernement de Kinshasa accuse des membres du Mouvement du 23-Mars (M23), des groupes armés Maï-Maï et du parti Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-KML) d'être impliqués dans les tueries de Beni. Lambert Mende, son porte-parole, a affirmé vendredi que plusieurs dizaines de personnes avaient été arrêtées.

Lambert Mende Omalanga a parlé de plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine d’arrestations liées à la situation dans la région de Beni. Selon le porte-parole du gouvernement, la plupart des personnes aux arrêts ou interpellées sont de plusieurs nationalités : des Tanzaniens, des Ougandais, des Rwandais, des Congolais.

Les nationaux appartiendraient à des organisations politiques : l’ex-M23, les groupes Maï-Maï, et le RCD-KML. Le RCD-KML de Mbusa Nyamwisi connaît déjà une dissidence qui siège dans le gouvernement de cohésion nationale. Le ministre de la Communication l’a relevé. Les tueries de Beni jouiraient également, à en croire Lambert Mende, de complicités internes.

La finalité de cette stratégie serait de préparer l’avènement d’un nouveau « mouvement de libération » en RDC. Des sources sur place, à Beni, accusent aussi certaines autorités militaires de faire le jeu de l’ennemi. La société civile locale a même demandé de remplacer certaines autorités militaires suspectées.