Liberia: l'ex-star du football George Weah largement élu sénateur

L'opposant libérien et ex-star du football international George Weah lors d'un meeting de campagne. Monrovia, le 20 novembre 2014.
© AFP PHOTO / ZOOM DOSSO

Au Liberia, les résultats des élections sénatoriales sont tombés ce dimanche. Elles s'étaient tenues le 20 décembre et visaient à renouveler 15 des 30 sièges du Sénat. L'opposant et ancien champion de football George Weah a été élu. Une victoire qui semblait prévisible.

Le buteur est devenu sénateur. Et de fort belle façon puisque le score est sans ambigüité. George Weah a obtenu 78 % des voix contre moins de 11 % à son adversaire, Robert Sirleaf. Une revanche pour l'ancien attaquant de Monaco, du PSG ou du Milan AC. Candidat malheureux face à Ellen Johnson Sirleaf lors de la présidentielle de 2005, c'est le fils de cette dernière qu'il a largement battu.

Une telle domination s'explique à la fois par la forte popularité dont jouit dans son pays le Ballon d'Or 1995. Mais aussi par l'impopularité croissante du clan Sirleaf. Un autre des fils de l'actuelle présidente dirige les services de renseignements et Ellen Johnson Sirleaf est régulièrement accusée par l'opposition de népotisme et de clientélisme.

Les électeurs du district de Montserrado qui regroupe un tiers des habitants du pays, dont ceux de la capitale Monrovia, ont envoyé un signal clair aux dirigeants actuels, sans doute affaiblis aussi par les conséquences humaines et sociales de l'épidémie d'Ebola.

L'ex-footballeur à qui la présidente avait à l'époque reproché son manque d'expérience politique va désormais pouvoir travailler ses points faibles, en attendant peut-être le prochain match présidentiel, prévu en 2017.

Ni recours, ni contestation

Deux autres élections remarquées, des réélections en fait : celle du sulfureux Prince Johnson, figure de la guerre civile qui a ravagé le Liberia qui conserve son fauteuil dans le nord avec plus de 66% des voix. Celle aussi de Jewel Howard Taylor, ex-épouse de l'ancien président Charles Taylor condamné à cinquante ans de prison pour crimes contre l'humanité.

Pour l'heure, on ne signale ni recours, ni contestation. Seul un quart des électeurs se sont rendus aux urnes. Selon les chiffres de la commission électorale nationale. De toute évidence, l'épidémie d'Ebola qui frappe le Liberia depuis le début de l'année a incité la majorité de la population à éviter les bureaux de vote. Des mesures de protection importantes avaient pourtant été prises.

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