Nord du Mali: les accrochages se poursuivent à Bamba

Un convoi de l'armée française près du village de Bamba, entre Tombouctou et Gao, dans le nord du Mali, le 31 octobre 2013.
© AFP PHOTO/PHILIPPE DESMAZES

Dans le nord du Mali, les tensions perdurent entre groupes armés favorables à l’Etat malien et ceux qui s'opposent aux autorités de Bamako. Des accrochages avaient déjà eu lieu, la semaine dernière, à Bamba, dans la région de Gao. Ils ont repris ce lundi 29 décembre.  

C’est un véhicule de la branche rebelle du Mouvement arabe de l’Azawad qui a été pris pour cible. En face se trouvaient deux groupes favorables à l’Etat malien, à savoir le mouvement touareg d’auto-défense Gatia et ses alliés du MAA-branche pro-Bamako.

Les deux parties s’accusent régulièrement et réciproquement de pillages. Cette raison a une nouvelle fois été invoquée par le Gatia pour justifier l’attaque d’un véhicule du MAA-branche rebelle, en périphérie de la localité de Bamba.

Au terme des échanges de tirs, le Gatia affirme avoir récupéré le véhicule et tué ses cinq occupants. Le MAA confirme les échanges de tirs et reconnaît avoir été contraint de se replier, mais le bilan avancé est différent. Il affirme que seul un combattant rebelle, qui serait resté sur place, aurait été tué.

Ce nouvel accrochage s’ajoute à ceux qui ont déjà eu lieu la semaine dernière, dans la même zone et entre les mêmes acteurs. Une source onusienne estime que ces accrochages sont davantage liés au « trafic » qu’à de véritables enjeux politiques.

Mais ce regain de tension se ressent également dans d’autres localités du nord du pays. A Gao, 280 km au sud de Bamba, les habitants se disent inquiets après l’explosion accidentelle d’une citerne et une autre explosion d’origine encore inconnue, qui n’a pas fait de victime. Et dans la localité de Tessalit, au nord-est du Mali, le camp qui abrite les casques bleus de l’ONU, les forces maliennes et les forces françaises, a été la cible d’une attaque à la roquette qui n’a pas fait de victime. Une attaque revendiquée par le groupe Ansar Dine.