Nigeria: double attentat-suicide sur un marché bondé de Potiskum

L'Etat de Yobe
© DR

Deux femmes kamikazes se sont fait exploser dimanche, provoquant la mort de quatre personnes et en blessant une vingtaine, sur un marché bondé de Potiskum, capitale économique de l'Etat de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, une ville déjà touchée la veille par un attentat à la voiture piégée. Ce double attentat-suicide s'est produit sur le marché Kasuwar Jagwal, spécialisé dans la téléphonie mobile, vers 15H10 locales (14H10 GMT), un moment de la journée où le marché est très fréquenté.  

Ce double attentat-suicide a été perpétré par deux jeunes femmes, l'une âgée d'une quinzaine d'années, l'autre d'une vingtaine. 

La première kamikaze (la plus âgée) a déclenché sa bombe à l'entrée du
marché, où des volontaires contrôlaient les personnes entrant dans le marché à
l'aide de détecteurs de métaux, selon une source sécuritaire citée par l'AFP. La seconde femme aurait été terrorisée par l'explosion et elle a cherché à traverser la rue, mais elle a explosé elle aussi. Cette seconde explosion s'est produite alors que la foule se précipitait à l'extérieur du marché. 

C'est dans ce marché de Kasuwar Jagwal que les téléphones sont achetés. Il attire donc de nombreux vendeurs et clients qui viennent de toute la région. 

Dans cette même ville de Potiskum, samedi un policier a été tué par l'explosion d'une voiture piégée à l'entrée d'un poste de police. Tandis que dans la ville de Maiduguri, à une centaine de kilomètres de là, une fillette d'une dizaine d'années s'est fait exploser dans un marché tuant au moins 16 personnes. 

Le groupe Boko Haram, qui a multiplié les attaques dans la région depuis 2009, est suspecté de ces attaques. Ces derniers jours, le groupe islamiste avait lancé une attaque contre Baga à quelques kilomètres du lac Tchad. Le groupe islamiste a entièrement brûlé Baga et une quinzaine de villages aux alentours

Dans un communiqué publié samedi soir, l'armée nigériane a appelé à une coopération internationale face à Boko Haram. « L'attaque sur la ville (de Baga) par ces chiens et leurs méfaits depuis le 3 janvier 2015 devraient convaincre tous les gens bien intentionnés à travers le monde que Boko Haram représente le mal que nous devons éliminer tous ensemble, plutôt que de critiquer les personnes qui essayent de les contrer », a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Chris Olukolade, dans un communiqué. 

 

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