Le Tchad propose un «soutien actif» au Cameroun contre Boko Haram

Un soldat camerounais arrive à Darak, sur le Lac Tchad, le 1er mars 2013, une région où Boko Haram opère.
© AFP PHOTO / PATRICK FORT

Le Tchad est disposé à apporter un « soutien actif » au Cameroun pour lutter contre Boko Haram. Voilà ce qui ressort des entretiens qui se sont déroulés, ce mercredi 14 janvier à Ndjamena, entre le ministre camerounais de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo'o et le président Idriss Déby. Pour l'heure, peu d'informations filtrent sur la nature de cette aide, mais le Cameroun exhorte depuis plusieurs semaines les pays de la ligne de front à s'unir contre Boko Haram.

Le gouvernement tchadien ne restera pas les bras croisés face aux dangers qui menacent le Cameroun. Voilà le ton qui prévaut aujourd'hui à Ndjamena alors que le Cameroun est désormais l'une des cibles privilégiées du groupe jihadiste. Yaoundé - qui appelle à l'aide la communauté africaine et internationale - vient donc de recevoir un soutien de poids dans la mesure où le Tchad est considéré comme une puissance régionale de premier plan.

« Le gouvernement tchadien exprime sa solidarité avec le Cameroun et est disposé à lui apporter un soutien actif dans la riposte courageuse et déterminée de ses forces armées aux actes criminels et terroristes de Boko Haram », a déclaré Hassan Sylla, porte-parole du gouvernement tchadien.

« Le Tchad appelle, en outre, tous les Etats de la sous-région – en particulier les Etats membres de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) – à soutenir les Camerounais en vue de faire échec aux incursions déstabilisantes de cette secte », a ajouté Hassan Sylla.

Ndjamena - qui a déjà déployé des renforts dans la région du Lac Tchad – pourrait, selon nos informations, envoyer des hommes ainsi que du matériel pour épauler les bataillons camerounais engagés au nord et fournir, en outre, des renseignements sur les activités de Boko Haram. Une chose est désormais acquise, à savoir que la lutte contre la secte est désormais un enjeu régional. 

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