Sénégal: incidents au procès de Karim Wade

Karim Wade à son arrivée à l'audition devant la Cour de répression de l'enrichissement illicite, à Dakar, le 15 mars 2013.
© AFP/SEYLLOU

Au Sénégal, deux incidents importants ont émaillé, ce mercredi 14 janvier, le procès de Karim Wade. Le fils et ancien ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade est jugé à Dakar par la Cour de répression de l’enrichissement illicite.

Le premier incident s’est produit à la mi-journée. Le président de la Cour interrompt l’un des avocats de la défense, Maître Amadou Sall, qui est en train de poser des questions à un témoin. Il trouve que les questions n’ont rien à voir avec l’affaire.

« Dans tous les cas, on connait les bons avocats et les mauvais », déclare le président de la Cour.

« Et nous, on reconnait un bon juge d’un mauvais », lui rétorque le défenseur de Karim Wade.

Le président de la Cour le fait alors expulser et, en signe de solidarité, les autres avocats de la défense quittent la salle. Ils expliquent qu’ils ne peuvent dans de telles conditions assurer la défense de leur client. Tant qu’ils n’auront pas eu de garanties de libre exercice, ils n’y retourneront pas.

Le deuxième incident s’est produit à la reprise de l’audience, ce mercredi après-midi. Karim Wade, qui refuse de rejoindre le box des accusés parce qu’il n’a plus d’avocats, se fait menotter.

« C’est la première fois que cela m’arrive », affirme le fils de l’ancien président sénégalais à la barre, ajoutant que les forces de l’ordre l’ont agressé en le faisant tomber par terre.

Le président de la Cour suspend l’audience et donne à Karim Wade jusqu’à jeudi 10h pour trouver de nouveaux avocats.

« On n’expulse pas un avocat… C’est inique… Je n’ai jamais vu cela… Quel avocat peut connaitre un dossier de 47 000 pièces en quelques heures ? », s’insurge l’avocat d’un autre prévenu.

« Si chacun jouait sa partition, il n’y aurait pas de fausse note », conclut alors Maître Moussa Felix Sow, avocat de l’Etat.

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