Congo: un collectif refuse la modification de la Constitution

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, 72 ans, veut pouvoir briguer un nouveau mandat en 2016.
© Alexsey Druginyn/RIA Novosti

Au Congo-Brazzaville, au moins 45 personnalités représentant les partis d’opposition, deux représentants de la majorité et des associations de la société civile ont signé jeudi à Brazzaville, un engagement pour barrer la route au changement de la Constitution. C’est la première fois qu’une telle initiative est prise dans le pays. C'est une réponse au Parti congolais du travail (PCT), parti au pouvoir, qui le 31 décembre a appelé au changement de la loi fondamentale, permettant au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016.

Au nombre des signataires de cet engagement destiné à barrer la route au changement de la Constitution figurent Pascal Tsaty Mabiala, de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Mathias Dzon de l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN) et Clément Mierassa du Parti social démocrate congolais (PSDC). L’Union pour le progrès (UP) et le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD), proches de la majorité, ont également signé. Et le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) a été observateur.

L’initiative de ce rassemblement de toutes ces personnalités est venue de la plateforme « Sauvons le Congo » que dirige Paul-Marie Mpouélé : « Disons que c’est un travail long et patient que nous avons entamé il y a deux semaines. Il a fallu les rassembler pour que tous, nous ayons le même argumentaire, que nous ayons la même vision et que s’il y a à discuter avec le pouvoir, que nous y allions en rang serré », a déclaré à RFI, le président de « Sauvons le Congo ».

Les nouveaux amis ont voulu faire passer un message sans ambigüité : « Non à un troisième mandat du président Sassou. Non au changement de Constitution. Non surtout à une élection truquée en 2016. Nous avons besoin de mettre sur pied une commission électorale véritablement indépendante. Nous avons besoin qu’on mette sur pied un recensement consensuel qui va nous permettre d’avoir un corps électoral accepté par tout le monde et, au final, nous aurons une élection transparente, équitable et juste pour tout le monde », a précisé Paul-Marie Mpouélé.

Ils doivent se retrouver toujours dans la capitale mercredi 21 janvier pour définir leur feuille de route.