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RCA

Centrafrique: l'employée onusienne enlevée à Bangui a été libérée

Patrouille de l'Eufor à Bangui, le 20 janvier 2015.
© AFP / STRINGER

Son kidnapping était intervenu moins de 24 heures après le rapt d'une humanitaire française et d'un religieux centrafricain dans la capitale. L'employée de l'ONU avait été enlevée tôt ce mardi dans le quartier Combattant. Le minibus de l'ONU qui l'emmenait au travail avait été stoppé par des hommes armés qui l'avaient transférée dans un taxi. Elle a finalement été relâchée en fin d'après-midi après des négociations avec ses ravisseurs.

La Minusca dit avoir été aidée par des personnes influentes pour obtenir cette libération. Les autorités centrafricaines auraient notamment beaucoup aidé. Des intermédiaires ont pu nouer des contacts, établir un échange avec les kidnappeurs jusqu'au dénouement explique le porte-parole de la force internationale.

L'expatriée serait a priori en bonne santé. Elle a été reçue par le représentant de Ban Ki-moon pour la Centrafrique et chef de la Minusca, le général Babacar Gaye. « On savoure cette bonne nouvelle », explique le porte-parole qui ne donne pas de détails quant aux circonstances exactes de cette libération, ni sur l'identité des ravisseurs, leurs revendications ou même d'éventuelles contreparties.

Selon une source diplomatique, le rapt aurait toutefois été perpétré par des anti-balaka en colère après l'arrestation samedi d'un des leaders du mouvement, le général Andilo. La Minusca explique vouloir rester discrète pour ne pas mettre en danger les négociations en cours pour la libération de l'humanitaire française et du religieux centrafricain enlevés hier à Bangui également.

Trois réunions se sont tenues mardi entre l'ambassadeur de France, des autorités religieuses et notamment Monseigneur Nzapalainga, l'archevêque de Bangui, et la direction des anti-balaka. Là encore, ce sont des éléments du mouvement qui sont à l'origine du rapt. Mais les négociations seraient compliquées.

Le porte-parole des anti-balaka affirme que les auteurs du kidnapping de la Française sont des éléments égarés en colère après l'arrestation du général Andilo.

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