RCA: après le rapt d’une Française, un membre de l’ONU enlevé à Bangui

Les casques bleus de l'ONU photographiés à Bangui le 15 octobre 2014.
© AFP PHOTO / STRINGER

Un nouvel enlèvement a eu lieu à Bangui. Moins de 24 heures après le kidnapping d'une humanitaire française et d'un religieux centrafricain dans la capitale centrafricaine, l’ONU affirme qu'une de ses employées sur le terrain a été kidnappée.

La Minusca, la force des Nations unies en Centrafrique, affirme que des individus armés non identifiés ont enlevé ce mardi matin une de ses employées. Selon plusieurs sources, il s'agirait d'une expatriée qui circulait à bord d'un minibus de marque Toyota, portant une immatriculation de l'ONU et chargé de ramasser le personnel onusien, le matin, pour les déposer au travail.

D'après des témoins, la voiture a été stoppée au quartier de Combattant par des hommes équipés d'armes automatiques. Ils ont contraint l'expatriée à sortir du véhicule et à monter dans un taxi. Certains ravisseurs sont partis avec elle. D'autres ont volé le minibus qui a été repéré circulant rapidement dans le quartier Damala, près de l'aéroport. Selon un témoin, le chauffeur était un homme du quartier qui appartiendrait aux anti-balaka. La Minusca parle d'un acte intolérable, contraire aux efforts de réconciliation pour une paix définitive dans le pays. L'organisation exige une libération immédiate.

Les anti-balaka ne commentent pas ce rapt. En revanche, ils reconnaissent être en train de négocier la libération de l'humanitaire française enlevée lundi à Bangui également. Des pourparlers sont en cours avec l'ambassadeur de France et monseigneur Nzapalainga, l'archevêque de Bangui. Le porte-parole des anti-balaka affirme que les auteurs du kidnapping de la Française sont des éléments égarés, en colère après l'arrestation d'un chef du mouvement, le général Andjilo, qui a embrasé les esprits.