Congo: appel à un dialogue national sur la Constitution

Pour toutes les parties, c’est au chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, que revient la responsabilité de convoquer ce dialogue.
© REUTERS/Mike Segar

Au Congo-Brazzaville, le pouvoir et l’opposition, qui sont restés jusque-là sur des positions tranchées au sujet du changement de la Constitution dans la perspective de la présidentielle de 2016, semblent désormais mettre de l’eau dans leur vin. Ils appellent tous au dialogue. Mais, ils sont loin de s’accorder sur l’ordre du jour dudit dialogue qui doit être convoqué par le chef de l’Etat.

Lors de leurs dernières retrouvailles, marquées par l’absence de quelques alliés influents, le Parti congolais du travail (PCT), ses partis satellites, des associations et autres personnalités proches ont signé une déclaration appelant au changement de la Constitution.

Au final, ils ont suggéré que toutes les dispositions soient prises pour créer une dynamique de dialogue et de concertation. Ce dialogue, l’opposition le veut bien, mais ne souhaite pas que la Constitution soit inscrite à l’ordre du jour.

Clément Mierassa du Parti social démocrate congolais (PSDC) est ferme sur ce sujet : « C’est un faux débat, c’est un débat juridiquement infondé, politiquement désastreux, socialement explosif. Pour nous, il n’y a pas de dialogue sur le changement de la Constitution. Le dialogue devra se pencher sur les questions de gouvernance électorale et d’alternances démocratiques. Et nous sommes prêts et nous nous préparons pour cela. Nous sommes pour la paix. On a toujours été pour la paix. Moi, je suis de ceux qui pensent que la paix passe par le respect par tous, des lois et règlements de la République, pas par leurs violations. »

Pour toutes les parties, c’est au chef de l’Etat, Denis Sassou-Nguesso, que revient la responsabilité de convoquer ce dialogue.