Centrafrique: signature d’un accord de fin des hostilités à Nairobi

La paix passerait par un mécanisme de DDR, Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des combattants. Ici, les troupes centrafricaines chargées du désarmement patrouillent à Bangui, en septembre 2013.
© AFP/Pacome Pabandji

Selon les informations obtenues par RFI, un accord a été signé à Nairobi entre partisans de Michel Djotodia et de François Bozizé. Entamées fin décembre au grand dam des autorités de transition de Bangui qui n'y ont pas été associées, ces discussions se sont achevées ce mardi 27 janvier. Au nom de l'ex-Seleka, rebaptisée FPRC, et d'une partie de la mouvance anti-balaka, leurs représentants ont signé un accord de cessation des hostilités. Un accord que beaucoup, même au sein de ces mouvements respectifs, rejetaient en bloc d'avance.

En concoctant pendant un mois ce document d'une quinzaine de pages, les signataires tenaient à dessiner les contours d'un processus de paix en Centrafrique. Une paix qui passerait selon eux par un mécanisme de DDR, Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des combattants et qui prendrait la forme notamment d'une reconstitution de l'armée centrafricaine avec ces combattants, « après un tri minutieux », assure-t-on à Nairobi.

Cela passerait aussi par une amnistie générale. Mais surtout l'accord prône une remise à plat de la transition actuelle : les personnes, mais aussi le cadre et les institutions. « Une troisième transition s'impose. Depuis le 31  décembre, Catherine Samba-Panza n'a plus sa raison d'être à la tête de la transition », estime l'un des participants.

Pourtant début janvier, Denis Sassou-Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, a prolongé de six mois la transition qui devait s'achever en février. Le 17 janvier, dans un communiqué, il avait salué les discussions de Nairobi tout en rappelant que « la transition en cours en RCA devait se poursuivre ».

« Cet accord remplace celui signé à Brazzaville en juillet dernier », commente-t-on dans les couloirs de Nairobi.  « Il n'était pas question de torpiller ce qui a été signé à Brazzaville. Cet accord de Nairobi ne peut être validé », répond le vice-médiateur, le malien Soumeylou Boubeye Maïga, attendu ce mercredi dans la capitale kenyane pour porter ce message aux participants.