Rwanda: ouverture du procès des officiers Rusagara et Byabagamba

Le général Frank Rusagara (à droite) et le colonel Tom Byabagamba (à gauche).
© RFI/Bryson Bichwa

Le procès sur le fond de l’ancien chef de la garde présidentielle et d’un général à la retraite, - tous d’eux d’anciens membres du premier cercle du pouvoir - s’est ouvert mardi 27 janvier en cour martiale. Ils sont notamment accusés de « propagations de rumeurs » visant à provoquer un soulèvement contre le pouvoir. L’arrestation, en août dernier, de ces hauts gradés avait suscité de nombreuses hypothèses : fébrilité du régime, complot déjoué contre Paul Kagame ou encore remise au pas de fortes têtes... Ils plaident non coupable.

« Incitation à l’insurrection », actes visant à « ternir l’image du pays » ou encore « mépris du drapeau national », autant de charges qui pèsent sur le colonel Tom Byabagamba, l’ancien tout puissant chef de la garde présidentielle, et le général en retraite Frank Rusagara.

Si mardi la cour n’a pas détaillé les faits qui leur sont reprochés,  le parquet les avait accusés, lors d’audience préalable, d’avoir tenté de retourner des responsables militaires contre le pouvoir pour le premier, et pour le second, d’avoir relayé la « propagande » du RNC, ce parti d’opposition en exil qualifié par Kigali de terroriste.

Le parquet avait par exemple accusé M. Rusagara d’avoir dit à plusieurs occasions que le président rwandais était « un dictateur » à la tête d’un « Etat policier ».

A la barre, les prévenus ont plaidé non coupable. La séance a été rapidement ajournée car un troisième prévenu, le chauffeur de M. Rusagara, qui lors de l’audience toussait et semblait fébrile, a assuré qu’il nécessitait des soins médicaux. Ce dernier, accusé de dissimulation de preuves, avait lors d’une audience préalable, affirmé avoir été torturé en détention.

L’audience reprend dans un mois, le 25 février.

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