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Afrique du Sud

Afrique du Sud: débat autour de la présence des commerçants étrangers

Deux femmes quittent un commerce appartenant à un étranger, à Soweto, avec un panier plein de marchandises, le 22 janvier 2015.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, une semaine après d’importants pillages dans le township de Soweto, le débat fait rage sur la place des commerçants étrangers dans le pays. A l’origine des derniers incidents : la mort d’un jeune garçon de 14 ans abattu par un commerçant somalien alors qu’il tentait de le dévaliser. L’incident a provoqué la colère de la population, qui s’en est prise aux commerçants étrangers du quartier. Le gouvernement a annoncé une commission d’enquête sur les raisons de ces violences et des tensions entre commerçants étrangers et locaux.

Plus d’une centaine de petits commerces tenus par des étrangers ont été saccagés en une semaine. Doit-on parler de xénophobie ? Le gouvernement sud-africain évoque plutôt la criminalité. Et pourtant, le débat sur la place de ces commerçants étrangers dans le pays a parfois des relents d’intolérance.

La ministre des Petites entreprises, Lindiwe Zulu, a appelé à une réglementation plus stricte à l’encontre de ces commerçants, rappelant qu’ils étaient gracieusement accueillis dans le pays et devaient partager les recettes de leurs réussites commerciales.

Pour Lebogang Maile, responsable du développement économique de la région Johannesburg-Pretoria, les commerçants étrangers doivent s’intégrer dans les townships :

« Il faut que nous réfléchissions au type d’investissements qu’ils font. Parce que si ces investissements ne bénéficient pas à l’économie locale et que les gens ne peuvent pas trouver de travail décent, quel est l’intérêt d’avoir ces commerçants étrangers dans les townships. Ils ne font que prendre avantage des locaux et ce n’est pas juste. »

Les différentes organisations de protection des droits de l’homme mettent en garde. Il y avait des éléments criminels dans ces pillages et la pauvreté et les inégalités y contribuent, mais elles contribuent également à l’intolérance et à la xénophobie.

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