Afrique du Sud: polémique autour d’experts militaires au Nigeria

Nosiviwe Mapisa-Nqakula , ministre sud-africaine de la Défense (photo prise en 2012)
© Wikipédia

En Afrique du Sud, la polémique au sujet de la présence d’experts militaires sud-africains au Nigeria a commencé. Ils seraient sur place pour aider dans la lutte Boko Haram. En marge du sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, en Ethiopie, la ministre sud-africaine de la Défense, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a condamné la présence de ces mercenaires au Nigeria et appelé à leur arrestation.

 

Selon la presse sud-africaine, plus d’une centaine d’ex-soldats appartenant à une société de sécurité privée sont partis au Nigeria. Ils seraient là bas, à la demande du gouvernement nigérian, comme experts militaires pour former l’armée dans sa lutte contre Boko Haram.

Ils ne participeraient pas à des opérations militaires mais simplement à la formation de soldats. Cependant, pour la ministre sud-africaine de la Défense, il s’agit purement et simplement de mercenaires qui doivent être arrêtés dès leur retour en Afrique du Sud.

Nosiviwe Mapisa-Nqakula a indiqué que Pretoria n’avait reçu aucune demande officielle d’assistance militaire venant du Nigeria. Elle a rappelé que selon la loi sud-africaine, toute assistance militaire à un conflit, en dehors de l’armée sud-africaine, est illégale et est considérée comme un crime.

En effet, la loi interdit à un citoyen sud-africain d’aider militairement un autre pays, même s’il s’agit d’une demande d’un gouvernement démocratiquement élu pour lutter contre un groupe terroriste.

Cette loi a pour but d’empêcher d’anciens militaires de vendre leurs services et de participer à des guerres civiles ou à des coups d’Etat sur le continent. Néanmoins, pour André Roux, spécialiste militaire, cette loi ne peut être appliquée de façon aussi stricte puisqu’elle met Pretoria en porte à faux avec la communauté internationale dans sa lutte contre Boko Haram.
 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.