Cameroun: «Pourquoi pas une mission onusienne contre Boko Haram ?»

Des soldats camerounais, le 17 juin 2014, surveillent leur position dans la ville-frontière d'Amchidé, à l'extrême nord du pays, une ville soumise aux exactions du mouvement islamiste Boko Haram.
© Reinnier KAZE / AFP

Les chefs d'Etat de l'Union africaine sont réunis, ce jeudi 29 janvier, au sein du Conseil de paix et de sécurité. Le gros sujet du jour, c'est la lutte contre Boko Haram. Depuis des mois, on assiste à de véritables dissensions entre le Nigeria et ses voisins. Le Tchad et le Niger s'étaient notamment retirés de Baga - siège de la Force internationale de la commission du bassin du lac Tchad - quelques semaines avant une attaque de Boko Haram qui a fait entre 300 et 2000 morts selon les sources. Les pays riverains du Nigeria accusent l'armée nigériane de ne pas prendre ses responsabilités face à Boko Haram et étaient par ailleurs également déçus de voir qu’Abuja n'avait pas envoyé de représentants de haut niveau à la réunion de Niamey - la semaine dernière - qui devait discuter de la stratégie à adopter. Beaucoup d'incompréhensions, alors que le Cameroun fait face à des attaques répétées dans le nord. Mengot Victor Arrey-Nkongho, ministre camerounais chargé de Mission à la Présidence de la République, est l’invité d’Afrique Soir de RFI. Il est interrogé par Sonia Rolley.

Pourquoi ne pas accepter ou demander une mission onusienne puisque c’est – je le crois – dans l’intérêt de l’Afrique que les Nations unies puissent venir en aide ? Ils l’ont fait dans d’autres pays ; dans d’autres régions. Pourquoi pas ?
Mengot Victor Arrey-Nkongho
29-01-2015 - Par Sonia Rolley